" Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ? " Sous ce titre fracassant, le quotidien Le Monde vient de faire sensation dans la francophonie inquiète, se fendant d'un éditorial flamboyant contre les grands financiers.Dans un texte bref, direct et édifiant, le très digne Michel Rocard, assisté d'un économiste distingué, pourfend en trois mots l'usure à deux vitesses que les Etats d'Europe acceptent sans révolte depuis vingt ans, et qui saigne les finances publiques aux quatre veines, au profit unique des banques d'investissement.
Mes amis, que les apories du kung-foutre mondial commencent à ébranler dans leurs certitudes socio-démocrates les plus ancrées, m'ont tous balancé l'article, je l'ai donc lu. Morceaux choisis et autopsie :
"[...] Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent habituellement à 1 % auprès des banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 %, mais que, en cas de crise, certains Etats soient obligés au contraire de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ?
'Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé', affirmait Roosevelt. Il avait raison. Nous sommes en train de vivre une crise du capitalisme dérégulé qui peut être suicidaire pour notre civilisation. [...]
Il faut en finir avec le deux poids, deux mesures : en nous inspirant de ce qu'a fait la banque centrale américaine pour sauver le système financier, nous proposons que la "vieille dette" de nos Etats puisse être refinancée à des taux proches de 0 %. [...]
L'urgence est d'envoyer aux peuples un signal très clair : l'Europe n'est pas aux mains des lobbies financiers. Elle est au service des citoyens."
[Le Monde du 2 janvier 2012 : Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?]
Et vive Michel Rocard ! Enfin un vrai socialiste, qui met des vrais mots sur le vrai scandale. Soulagement général sur les bancs
mondiaux de la gauche francophone attaqueuse, atterrée, indignée
(biffez les mentions inutiles)."L'Europe au service des citoyens" Il y a encore des politiciens qui nous comprennent. On a tellement envie d'y croire qu'on culpabiliserait presque d'en avoir douté. On aurait presque envie de pleurer...
Eh bien moi il me fait presque rigoler Michel Rocard, avec ses larmes de dinosaure, le gars qui vient parler de l'iceberg deux ans après l'impact. Où il était, ce Rocard, de 2008 à 2009, et qu'est-ce qu'il a dit? Allons donc voir ça sur le Net...
Le 10 septembre 2008, à la veille de la crise financière, il soutient publiquement Delanoë et en profite pour pousser un commentaire rageur sur la situation mondiale des économies :
" [...] En 2012, les Français ne choisiront pas le plus habile manœuvrier d'entre nous, mais se détermineront sur le contrat économique et social que nous leur proposerons, et sur l'authenticité de notre comportement.
Il faut, pour cela, qu'un certain nombre de conditions soient réunies, et vite. D'abord, parler vrai. Ne pas cacher la gravité de notre situation économique et sociale, regarder le monde tel qu'il est, de plus en plus dangereux et instable, y compris à nos portes. Prendre conscience de l'immense fracture qui continue d'exister entre ceux qui s'appauvrissent et ceux qui s'enrichissent au sein de chaque nation et entre les nations.
Ne pas, pour des hommes et des femmes de gauche, se voiler la face devant un capitalisme en mutation, en permanente dilatation, de moins en moins industriel, de plus en plus financier. Bref, un capitalisme qui crée les conditions d'une très grave crise économique, écologique et humaine. [...]"
[Le Monde du 10 septembre 2008 : Michel Rocard et ses proches s'engagent en faveur de Bertrand Delanoë]
...Mon Dieu, un socialiste contre les banques, un politicien cohérent ! Pas étonnant qu'il se soit fâché avec Mitterand. Et le voici dix jours plus tôt, au Congrès du Parti, à La Rochelle, qui regrettait d'avoir troqué la Banque de France contre la BCE :
[...] Il ne peut y avoir de création de richesses sans anticipation monétaire", a dit en substance Michel Rocard, soulignant que les critères de Maastricht nous ont poussé vers une économie extrêmement malthusienne....Damned, un politicien intègre ! un politicien qui avoue ses erreurs. Pas étonnant que Mitterand l'ait viré...
"Nous n’aurions pas du céder nos instruments d’intervention dans l’économie, a dit l'ancien Premier Ministre, nous n’aurions pas du céder sur la Banque de France qui permettait à l’Etat d’émettre du crédit, alors qu’aujourd’hui il est contraint de l’emprunter aux banques privées…"
Michel Rocard a battu sa propre coulpe sur cette question où lui-même avait joué un rôle à l’époque, soulignant qu’il avait alors considéré que la création de l’euro, face au dollar, valait bien ce compromis et que l’Allemagne, de toutes façons, n’aurait jamais accepté de concessions sur l’indépendance de l’institut d’émission.
[Solidarité et Progrès : Michel Rocard : nous n’aurions jamais dû céder sur la Banque de France]
Les habits neufs du Grand Emprunt
Intègre, Rocard? oui, au point d'accepter, pour "financer l'avenir de la France", de présider en 2009, aux côtés de Alain Juppé, à la mise en place du "Grand Emprunt" du petit président.
Pour la fine bouche, voici comment Rocard se justifiait à l'époque dans les colonnes du Monde, de coucher avec la Sarkozie :
" [...] C'est le monde entier que la crise bancaire financière et économique en cours a affecté d'une augmentation spectaculaire et dangereuse de l'endettement. Quelques pays sont en faillite pure et simple, Hongrie, Lettonie, Islande. Les Etats-Unis portent une dette ahurissante (37 trillions de dollars) mais c'est moins grave pour eux que pour d'autres, aussi longtemps que le dollar restera la monnaie du monde, à cela près que justement leur dette met en cause ce règne du dollar.Rocard, Juppé, Sarkozy ça va ensemble? ben oui, expliquent les vrais gauchistes du 'Nouveau Parti Anticapitaliste' : quand il s'agit d'offrir 188 milliards d'argent public au secteur privé, Michel n'y va pas avec le dos de la cuiller :
Aux limites de l'étranglement sont aussi l'Angleterre, l'Irlande, l'Espagne, l'Italie et la Belgique et quelques autres. Les deux pays qui ont le moins mal résisté sont la France et l'Allemagne, même si leur dette à toutes deux est en train d'approcher 80 % du PNB, ce qui est énorme, dangereux, mais moins que la moyenne. Nos deux Trésors publics restent notés AAA, sans annonce de modification prochaine comme ce vient d'être le cas pour l'Angleterre.
C'est justement cette situation comparative qui laisse à la France la marge de liberté de se poser la question de savoir s'il n'y a pas encore plus d'urgence à renforcer nos positions pour l'avenir, du moment que l'augmentation annuelle de notre dette est acceptable par les marchés. L'emprunt en représente 12 % ; les opérateurs considèrent ce niveau comme acceptable, précisément. [...] "
[ Le Monde du 13 décembre 2009 via : Social-Liberal : Grand emprunt: Rocard répond au Monde ]
Il y a eu beaucoup de critiques, dans les médias et dans la classe politique, mais la grande majorité d’entre elles porte sur l’ampleur des déficits que cet emprunt va encore creuser et sur la nécessité de réduire, de comprimer… les dépenses publiques, d’accentuer les politiques d’austérité, de supprimer un plus grand nombre de postes de fonctionnaires, de sabrer encore dans les régimes de retraite. Le Medef et le gouvernement sont les premiers à le dire.Donc voilà, Rocard a présidé au financement gratuit, par le secteur public, des investissements du secteur privé en France (ne pas lire 'du secteur privé Français', car les titres sont ajourd'hui dilués dans des banques internationales et des fonds de placement globalisés...).
[...]
Les milliards du grand emprunt seront principalement consacrés à la recherche et au développement de «technologies d’avenir», dépenses parmi celles qui coûtent le plus cher aux entreprises sans assurance de rentabilité immédiate. Mais l’État va les prendre à sa charge sans exercer aucune contrainte en contrepartie.
Deux à trois milliards pourraient ainsi être utilisés pour construire un réseau à très haut débit en fibre optique dans les zones moyennement ou peu peuplées du pays. Un investissement lourd que l’État assurera en confiant la réalisation aux industriels du secteur, auxquels il offre par la même occasion un marché énorme. 800 millions sont réclamés par Airbus pour financer les recherches en matière de « transports d’avenir ».
Les 16 milliards qui seraient consacrés aux universités et à la recherche – encore un vœu du Medef –, s’inscrivent dans le cadre des réformes qui renforcent les partenariats entre le privé et le public, la constitution de campus d’excellence, toutes choses qui conduisent à la privatisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.
[Nouveau Parti Anticapitaliste : Grand Emprunt : aux riches pour donner aux riches]
Mon Dieu, mais ce Rocard est un vrai salopard ! pas étonnant finalement, qu'il se soit fait engager par Mitterand Industries quand Tonton mettait en place l'austérité et engouffrait la France dans la machine Europe...
Mais enfin, me direz-vous, plutôt que de financer gratuitement le secteur privé, pourquoi l'Etat, représenté par le citoyen Rocard, n'échangerait-t-il pas plutôt cet investissement contre des participations dans ces mêmes entreprises? Parce que le financement public gratuit c'est ce qui rapporte le plus aux actionnaires de ces entreprises et que l'Etat travaille à leur service.
Et donc, quand le même Rocard s'indigne dans le Monde sur le thème "Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?" il connaît très bien la réponse : "Parce que le financement public gratuit c'est ce qui rapporte le plus aux actionnaires de ces banques et que l'Etat travaille à leur service".
Vers le puits sans fond des 0%
Et donc vous croyez ça un seul instant, vous, que Michel Rocard ce reptile antique et véreux, a l'intention de soustraire l'Europe à l'influence des banques? Non non non, il va faire comme son pote Kermitterand : faire mine de nous mener hors de l'enclos pour nous mener à l'abattoir.
Suivez-moi bien : avec les 0% d'intérêt qu'il prétend réclamer aux banquiers tout en citant Roosevelt, Rocard va organiser notre soumission définitive aux banques et faire passer cet acte ignoble pour une grande victoire populaire.
Le grand piège Eurocratique va définitivement se refermer sur les citoyens : la dette va être globalisée entre tous les états d'Europe. Globalisée à 0%, mais globalisée et dès lors devenir inattaquable. Les petites dettes des états européens, négociables et révocables taxées à 8% seront remplacées par une immense dette, certes taxée à 0%, mais qui ne sera plus ni négociable ni révocable. Elle sera gérée à Bruxelles, place du Luxembourg, dans le camembert métallique de Dark Vader, hors portée de votre citoyenneté...
Le Monde se paie 600 fois votre tête. Le 0% Rocard est un puits sans fond où nous abdiquerons définitivement notre souveraineté, au prétexte de réduire le taux d'intérêt d'emprunts dont nous n'avons même pas touché le versement.
En effet, l'argent emprunté par l'Etat sert, au travers du Grand Emprunt et de ses multiples avatars dans toute l'Europe, à financer les entreprises...
Rocard, ceinture noire de Kung-Foutre.
Menteur public professionnel de haute volée, sicaire des banquiers drapé dans les oripeaux vertueux du socialisme, oncle Michel regrette publiquement la disparition de la Banque de France et entend mettre la BCE au service du peuple, par la seule grâce de sa voix tribune, dans la section 'idées' d'un quotidien démocrate de grande diffusion...un voeu pieu.
Avec
cet éditorial, Rocardosaure est hors compétition : ce n'est plus une
déclaration politique, c'est un Triple Axel de tapinage artisique.
Vive la dette européenne à 0%, vive la Banque de France, vive de Gaulle, vive Bonaparte, mort aux vilain banquiers et passez par ici à la caisse messieurs les entrepreneurs, on va vous financer votre recherche et dévelopement à hauteur de 188 milliards d'euro, rubis sur l'oncle Michel, vive le Grand Emprunt !
En tirant les sonnettes d'alarme après le passage du train, Jurassic Rocard vient de prendre la pole position au classement mondial du Kung-Foutre avec la figure du voeu pieu, version curieusement inversée de la figure du fait accompli.
Pour les nouveaux arrivés sur ce blog, voir ici les figures de base et les règles du jeu : [La Crise pour les Nuls : Le choc du kung-foutre : discours économique et manipulation].
Rocard part en campagne contre des faits prescrits (les taux accordés aux banques), réclame ce qui devra de toute manière être concédé (la BCE devra obligatoirement renégocier les dettes européennes) et exploite les peurs du peuple bêlant après son fric (pension chômage, économie) pour mieux l'amener à la boucherie finale (abandon des souverainetés économiques) où là on pourra relancer, tranquilou, la fatale mécanique de l'endettement.
Voilà pour le moyen terme. Là, à court terme, après l'Espagne, les USA, la Grêce et la Belgique, je me demande si on ne va pas encore une fois nous infliger un socialiste au pouvoir en France juste au moment de la tonte sociale et de la castration politique, histoire de mieux faire passer la pilule.
Quoi de plus pratique, en effet, pour définitivement précipiter la France dans l'Euroreich, qu'un Premier Ministre Hollande, subtilement coopté dans un gouvernement Sarkozy II d'Union Nationale, décrété dans l'urgence pour faire face à quelques coups de boutoir placés au bon moment par nos bienveillantes agences de notation?
Si la démocratie est la vaseline du capitalisme, les socio-démocrates sont certainement les plus visqueux des politiciens. Hollande mettrait un peu d'huile dans les rouages du projet Merkozyste et de ses eurobonds et, au passage, un peu de bromure dans le calbuth des travailleurs...
Dans son cimetière de Jarnac, ce joli toponyme qui résonne d'outre-tombe comme un ultime pied de nez Mitterandien, la prostate de Tonton doit se retourner sept fois dans sa tombe de jalousie. Venenum quasi in cauda...
C'est pas tout ça, il faut que j'aille manger... mais quand même, encore une marrante pour la route, ramassée sur un blog d'inquiété : “Le Prix Nobel d’Economie 2008 est décerné à Madame Bruchon qui a gardé ses économies”. Qui a dit que les gauchistes ne savaient pas rigoler?
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Bravo, Michelangelo! è proprio così: per farci ingoiare meglio la pillola ce la somministrano i "nostri amici socialisti". Guarda cosa sta succedendo in Italia: chi ha spalleggiato per anni coloro che hanno negato la crisi, facendo finta di fare opposizione "democraticamente", ora chiama ad affrontarla e li appoggia i "professori" che altro di meglio non sanno fare che farcela pagare a caro prezzo, annullando di fatto ogni diritto sociale, da quello del lavoro , a quello della pubblica istruzione e della sanità fino a quello della pensione...dopo aver lavorato una vita!Tutto questo per salvare ancora una volta il potere economico dei fabbricanti di denaro: le banche....
RépondreSupprimerciao Cinzia
Ok Rocard est un opportuniste ( sur un air de Dutronc)
RépondreSupprimerMais bon sa proposition de taxer les prêts aux banques est intéressant.
Soyons positif et constructif que diable!
Nous avons internet, nous avons plusieurs milliards d'êtres humains, avec un peu de bonne volonté organisée nous devrions nous en sortir.
Le citoyen islandais à bien renversé le gouvernement qui avait vendu leur pays aux banques. ( une alternative à la position Grecque)
Denis Robert après avoir dénoncé Clearstream propose de taxer les transferts bancaires...
INSIDE JOB cite des banques et des noms de PDG et d'administrateurs, qu'on les black-list
Je suis convaincu qu'avec un peu de temps nous pourrions nous en sortir et faire la nique à ces truands sans prendre du plomb au sens figuré et au sens propre.
Axel
Salut Axel,
RépondreSupprimerMerci pour le commentaire.
Quelques idées pour alimenter le débat :
- Si j'ai bien compris, la proposition de Rocard ne consiste pas à taxer les banques, mais à détaxer l'état, ce que la BCE devra faire de toute façon selon moi.
- L'Islande c'est un pays périphérique de quelques centaines de milliers de citoyens, qui ne sont même pas dans l'euro, bref une quantité négligeable : il n'est pas nécessaire de les faire rentrer tout de suite dans le rang de l'Euroreich.
- Bravo, Denis Robert est génial! un must pour ceux qui n'ont pas vu son film. Il a effectivement fait sauter le patron de Clearstream, mais c'est juste le fusible ça, les vrais bandits et les bénéficiaires courent toujours ...combien de paradis fiscaux a-t-il fait effectivement fermer et combien de mafieux blanchisseurs sont allés en prison?
- Denis Robert prouve simplement qu'entre les principes(justes et justifiés) du système et la pratique(frauduleuse), c'est la pratique qui l'emporte, même lorsque les faits sont établis en justice et les responsables condamnés.
- Qu'il s'agisse des directeurs des banques ou de celui de Clearstream, leur parachute doré leur sert d'assurance au cas où ils se font pincer, point barre. Leu salaire c'est leur prime de risque comme truand en col blanc, et c'est pour ça que la pratique perdure après 2008 et les grandes déclarations du G20 sur la fin des parachutes dorés.
Bref, selon les points de vues, je suis soit beaucoup plus parano que toi, soit beaucoup moins naïf, mais c'est un débat que toi et moi avons depuis 1997, je crois...
Au plaisir de te lire.
Merci pour ce post encore une fois très instructif ; je n'ai pas grand chose à ajouter...
RépondreSupprimerJ'aimerais me permettre une question aux fidèles lecteurs de ce blog qui, malgré l'absence prolongée de Michelange, ont continué à le suivre :-)
Quels sites d'information utilisez-vous pour suivre l'actualité "générale" de manière plus ou moins objective ?
J'ai viré Le (Grand) Soir il y a bien longtemps. J'ai viré L'Echo quand il est tombé dans les griffes gauchisantes du groupe Rossel. La DH est peu sérieuse et La Libre trop bien pensante à mon goût... De plus, le flux RSS de La Libre est mis à jour beaucoup trop fréquemment pour moi.
Merci pour vos avis...
Jorion - Jovanovic - Le Monde - LEAP - La Chronique Agora - De defensa.
RépondreSupprimerMerci, je vais essayer ça...
RépondreSupprimerJorion
RépondreSupprimerRitholz
Mish's Global Economic Trend Analysis
Nietzche
Alphaville
Je découvre Jorion, qui a l'air intéressant...
RépondreSupprimerRitholtz est bien sûr le meilleur, et de très loin ! (Enfin, juste derrière Michelange quand celui-ci était encore actif...)
J'avais abandonné Mish (entre autres à cause de http://www.ritholtz.com/blog/2011/04/mish-jumps-the-shark/).
Mais je vais lui redonner une chance...
Alphaville est tout bon également, mais trop abondant pour moi, je n'arrive pas à tout lire...
Si quelqu'un sait comment "filtrer" les meilleures news d'Alphaville, je suis preneur.
Quant à Nietzche, je le suivrais s'il avait un blog ;-)
Et j'ajouterais bien sûr Tocqueville...
J'abandonne Jorion, ses billets "invités" sont répétitifs et ennuyeux.
RépondreSupprimerSes réflexions "profondes" ne se prêtent pas au format "blog" ; ses livres sont beaucoup plus intéressants.
J'ai laissé une deuxième chance à Mish ; mais je l'abandonne à nouveau. Sa notoriété lui est monté à la tête ; il est trop vindicatif, "perma bear" et se permet des commentaires sur la politique européenne, alors que sa connaissance du sujet est fort limitée.
J'aime beaucoup la revue de presse diversifiée de Leap ; et j'ajoute Guy Sorman (du tout bon !!!) et Jacques Attali (à lire avec du recul évidemment mais très intéressant).
Je laisse tomber définitivement la presse belge ; le flux RSS "économie" du journal Le Monde me suffit largement.