jeudi 1 avril 2010

La Burqa Neuve de l'Empereur


Quand Serge Halimi fait sa petite retape pour le Monde Diplo , il lâche parfois un truc intéréssant (merci @ Gupe) :

Au lieu de subordonner son sauvetage des banques en perdition à une prise de participation dans leur capital, laquelle ensuite aurait pu être revendue avec un joli bénéfice, le gouvernement français a préféré leur consentir un prêt à des conditions inespérées… pour elles. Vingt milliards d’euros de gagnés pour leurs actionnaires, c’est presque autant que le déficit de la Sécurité sociale l’an dernier (22 milliards d’euros). Et quarante fois le montant de l’économie annuelle réalisée par l’Etat lorsqu’il ne remplace qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.

Le rétablissement électoral du Front national, et plus généralement de l’extrême droite en Europe, n’est pas tout à fait étranger à cette distribution de l’attention publique entre la poutre des polémiques subalternes qu’on enflamme et la paille des sujets prioritaires dont on prétend qu’ils sont trop compliqués pour le commun des mortels. Le fiasco des élections régionales derrière lui, M. Nicolas Sarkozy va s’attaquer à la « réforme des retraites ». L’enjeu social et financier étant considérable, on sait déjà que le gouvernement français s’emploiera à distraire la galerie en relançant le « débat sur la burqa ».

Jolie leçon de kung-foutre... la suite ici : [Le monde diplo version promotionelle : "Burqa bla-bla"]

5 commentaires:

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  2. Salut Michel Ange
    Cela fait plaisir de pouvoir te lire
    faut dire qu'ils se débrouillent bien nos politiques en matière de fumée, contre feux et incendie mais à force de jouer avec le feu même le Fire Dept monétaire international va manquer d'eau.
    J’ai du mal à comprendre pourquoi dans le cas de la crise Grecque, c'est JCT (Monsieur le Directeur de la banque centrale) qui a mis le feu au poudre en annonçant il y a quelques mois qu'il ne prendrait plus les obligations de mauvaises qualité (grecque) pour permettre aux banques d'obtenir des facilités de crédit auprès de la BCE.
    Lorsque la crise a pris de l'ampleur, il a fait marche arrière en annonçant le contraire ??

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  3. Bonne remarque, quelqu'un a une idée? C'est un compte-gouttes sans aucun doute [http://lacrisepourlesnuls.blogspot.com/search/label/kung-foutre], mais ou va-t-il?

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  4. Le compte goutte sert à maitriser le débit mais aussi à éviter le bouchon
    La seule chose qu'il ne maitrise pas, c'est le robinet
    Nous sommes donc au pied du mur, il essaye de faire au mieux pour éviter le pire

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  5. Oui, bonne intervention..

    Le système monétaire et bancaire est effectivement pourri. Et il vaudra bien le mettre à plat dans les prochaines années.

    D'autres alternatives existent, basées sur un vrai libéralisme, celui de l'Ecole Autrichienne d'économie.
    J'ai tenté de faire une présentation pédagogique de leurs idées.
    http://www.dantou.fr/crise.html
    En résumé, il faut que les banques soient des entreprises comme les autres.
    Qu'elles fassent faillite comme les autres, sans léser leurs clients.
    Qu'elles ne disposent pas d'une matière première (la monnaie) fournit à prix fixé.
    Il faut pour cela abolir la banque centrale, création relativement récente et responsable des plus gros gachis des 150 dernières années.
    Banque libre avec l'interdiction de la réserve fractionnaire.
    Monnaie libre sans doute basée sur l'or et/ou l'argent.

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