Exemple 1 : sujet sain, développant des anticorps en suffisance :Lors de son allocution à la Sibos conference de Hong Kong hier, William White, ancien chief economist de la BRI (Banque des Règlements Internationaux), a également mis en garde contre l'action des gouvernements, qui, en déployant des solutions économiques à court terme, pourraient avoir mis en place la prochaine crise.
"Est-ce qu'on va vers une récession en W? C'est presque certain. Est-ce qu'on va vers un L? Je ne serais surpris en rien," a-t-il déclaré, se référant au risque d'une "double-dip recession" ou d'une stagnation prolongée, du type de celle dont le Japon souffrit dans les années 1990.
"La seule chose qui me surprendrait réellement dans la situation actuelle est une reprise rapide et solide."
[Financial Times : "Leading economist fears double-dip recession", traduction maison]
Exemple 2 : trisomie bancaire afteuse stade 4, très contagieux :
"La récession est très probablement terminée à ce stade", a déclaré le président de la Fed, lors d'une conférence à la Brooking Institution de Washington, un an jour pour jour après le début de la panique financière provoquée par la faillite de la banque Lehman Brothers.Une bonne leçon de kung-foutre...
Le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, a estimé mardi que la récession américaine qui a commencé en décembre 2007 étaient désormais "très probablement terminée".
[L'Echo: "La récession US est très probablement terminée"]
On remarquera que ce cas est amplifié par le phénomène dit "de l'Echo", en référence au syndrôme qui frappe depuis plusieurs années les collaborateurs du quotidien économique :
Les sujets atteints du "syndrôme de l'Echo", frappés de psitacisme indiscriminant, répètent à l'envi les imbécilité de n'importe quel gouvernement.
Selon des sources anonymes bien informées, ce sont les collaborateurs du Dr. Maeschalck qui seraient les plus gravement atteints.
Exemple 3 : sujets divers au stade terminal :

E ntonnée par Laurette Onkelinx au creux de l’été (Le Vif du 14 août : « Les banques paieront aussi la rigueur »), reprise par Didier Reynders à la rentrée des classes (son interview au Soir du 2 septembre : « On peut taxer l’activité financière »), relancée de plus belle par Laurette Onkelinx (dans Le Soir du 3 septembre : « Par ici les banquiers ! »), amplifiée par Elio Di Rupo (Le Soir de lundi : « Se servir des actifs bancaires »)… Ce n’est plus une chanson dans l’air du temps, c’est un tube, et pour le dire poliment : l’on pressent que les institutions financières devront contribuer à l’effort budgétaire.
[Le Soir : "L’Etat lorgne les avoirs bancaires"]
Se posant en chevaliers blancs, les politiciens font mine de se ruer sur des moulins à vent. Ils ont pieusement oublié de rappeler combien ils ont versé aux banques en octobre pour les sortir du trou et combien la veuve et l'orphelin vont payer dans les prochaines années pour rembourser la dette publique creusée par toute cette gabegie.
On remarquera que les symptômes s'accentuent Le Soir venu, et que les sujets délirent : mythomanie, illusion de pouvoir et irresponsabilité, relayés par le premier quotidien francophone de Belgique, sans aucune prophylaxie, même la plus élémentaire.
La taille de l'abscès
Retour sur le triste cas du Sarkoland, dont le népote nabot vient se jeter corps et âme dans la bataille contre les salaires des banquiers, salaires dont il n'est plus à démontrer qu'ils ne sont qu'une minuscule goutte de pus dans l'océan pruritaire de la titrisation.
A ce propos, l'océan des titres pourris a été mesuré. Selon les gauchistes de actindependent.org, il ferait 1,5 quadrillons de dollars (1.500.000.000.000.000), soit 1 million et demi de milliards de dollars!
[Actindependent.org : "Freeze the 1.5 Quadrillion Derivatives Bubble as a First Step Towards World Economic Recovery"]
J'ai calculé : il y a de quoi offrir pendant 10 ans une pension mensuelle de 2.000 € à tout le monde sur la planète. 240.000 € pour ne rien foutre, à tout le monde c'est-à-dire y compris tous les papous, tous les dogons et plus de femmes que vous n'êtes capables d'en imaginer dans vos rêves les plus fous.
Rassurons tout de suite nos amis candidats au chômage volontaire, ce montant n'a jamais rien représenté de réel (ça se saurait: on se torcherait avec de la feuille d'or jusqu'en Ethiopie).
Non non non, tout ce bel argent a juste été imprimé pour que les états et les banques soient une fois pour toutes inféodés aux banques centrales. Les banques qui ont osé résister au mouvement s'appelaient Bear Stearns et Lehman Brothers, et à présent, rien n'arrêtera plus Big Brother...

Dans le genre grippe intellectuelle, tu as oublié mon intervention dans Le Figaro :
RépondreSupprimerGreenspan : les crises ont pour origine "la nature humaine"
Je refuse de voir ma propre responsabilité et je préfère mettre la crise sur le dos de la fatalité ; un peu comme l'ingénieur aéronautique qui mettrait le crash de son avion sur le dos de la gravité.
You can't print prosperity !
RépondreSupprimerOn ne peut pas distribuer l'argent imprimé aux gens directement ! Si on donnait 240.000 EUR à tous les habitants de la planète, les gens travailleraient beaucoup moins (pensant être riches) et consommeraient plus. Moins d'offre, plus de demande = hausse des prix (aka inflation) !
L'argent imprimé doit rester dans le système bancaire car s'il se déverse dans l'économie, il ne fera rien de bon que de créer de l'inflation.
@ Alan : en parlant de gravité, celle de ton cas est mégalithique!
RépondreSupprimer@ Peter : très honoré, excellente remarque.
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RépondreSupprimerCeci n'est pas un blog sur la grippe... merci d'en tenir compte!
RépondreSupprimerJe viens de terminer le livre "Meltdown" de Tom Woods (une vision "autrichienne" de la crise).
RépondreSupprimerDésolé pour les autrichiens qui lisent ce site, mais je pense avoir trouvé quelques problèmes avec cette école de pensée. Je suis assez âgé (donc, plus très sûr de moi) et j'aimerais avoir vos avis...
Les autrichiens disent que la raison principale de la crise est la croissance trop importante de la masse monétaire pendant les années Greenspan.
Implicitement, cela revient à dire que la monnaie n'est pas "neutre" dans une économie. La masse monétaire a une influence (négative dans ce cas) sur l'économie réelle. Je pense qu'ils ont raison sur ce point.
Les responsables de cette explosion monétaire sont bien sûr les banques centrales. Il convient donc de les fermer et de faire en sorte que la croissance de la masse monétaire soit dirigiée par autre chose que des humains ; dans le cas des autrichiens, cela signifie un retour à l'étalon-métal (le mélange or-argent semble être très à la mode).
La critique première de ce système (et la raison principale de son abandon) n'échappe pas aux autrichiens : la masse monétaire risque de ne pas croître assez vite (dans l'esprit des monétaristes comme moi : cela signifie une masse monétaire qui croît moins vite que l'économie réelle). Ce décalage provoquant une baisse généralisée des prix.
Tom Woods n'évite pas cette question mais y répond de façon surprenante en disant que ceci est irrelevant et qu'une économie peut prospérer dans cette configuration. Implicitement, cela revient à dire que la monnaie est "neutre" dans une économie, les prix jouant le rôle de lien entre l'économie réelle et la masse monétaire.
Je vois deux problèmes ici :
1. Comment la croissance de la masse monétaire peut-elle être neutre à la baisse et non-neutre à la hausse ? Ceci n'est pas cohérent. Je pense qu'il faut en revenir aux principes monétaristes orthodoxes (comme les miens ou ceux de Paul Volcker ; pas de ceux qui se disent monétaristes en pronant les idées kéynésiennes !) : la monnaie n'est jamais neutre et l'idéal est d'avoir une croissance monétaire qui suit la croissance de l'économie réelle pour permettre la pleine réalisation du potentiel économique sans danger de boom-bust dans un environnement de prix stables.
2. [Pour l'anecdote] Les autrichiens sont les premiers à pointer du doigt les "évidences" mais passent totalement à côté de celle-ci : "si les prix baissent, les gens retardent leurs achats". Si on me dit que je peux acheter plus tard quelque chose dont j'ai moyennement besoin moins cher, je vais attendre un peu. Ceci est un frein évident à l'économie que les autrichiens refusent d'admettre.
Et je ne parle même pas des problèmes de thésaurisation que j'ai moins étudié...
J'attends avec impatience la sortie du livre "End the Fed" de Ron Paul !
Pas mal du tout Milton.
RépondreSupprimerMais il me semble que tu oublies un élément.
J'ai prouvé en son temps que le système capitaliste nécessitait pour survivre "l'accumulation du capital" (c-à-d que le système ne peut survivre que si les détenteurs du capital s'enrichissent de plus en plus avec le temps). Pour faire simple, pensez au milliardaire qui perçoit 10x plus d'intérêts que ce qu'il ne peut dépenser ; phénomène qui ne fait que s'amplifier avec le temps...
Pour pouvoir faire vivre un système comme celui-là dans la durée, il y a deux solutions :
1. Mettre en place un système socio-économique assez complexe dans lequel la classe moyenne génère de la richesse réelle et en donne une partie de plus en plus grande aux détenteurs du capital (ce n'est pas impossible mais devient de plus en plus difficile avec le temps, n'est-ce pas ?).
2. Demander aux imprimeurs d'imprimer un peu trop de monnaie et de la donner en priorité aux détenteurs du capital.
Nous avons bien sûr combiné ces deux options.
Il me paraît clair que la croissance "trop importante" la masse monétaire est une manière "facile" d'enlever un peu de pression au système économique en place...
Mais jusque quand ?
J'ai déjà prédit à tort la fin du capitalisme, je ne vais plus trop m'engager...
Donc, vous avez bien sûr raison sur les effets néfastes du fractional-reserve-débridé-à-la-Greenspan mais ce système est "sponsorisé" par nos élites car ils savent que c'est un moyen efficace de conserver l'équilibre en place à moindre coût.
Poussés dans leurs derniers retranchements, ils diront que c'est par peur de la spirale déflationniste qu'ils préfèrent voir une "inflation modérée" mais cela ne tient pas vraiment la route...
Jusque quand ?
RépondreSupprimerJusque quand il n'y a plus de ressources naturelles bon marché (et je pense en particulier à l'énergie) !
On est mal...
RépondreSupprimerSi vous voulez mon aide pour détruire un peu de richesse et redistribuer les cartes...
RépondreSupprimerCa ira Adolf merci.
RépondreSupprimerVous ne comprenez pas que notre système capitaliste est le seul que nous ayons trouvé qui permette de créer rapidement et pacifiquement des richesses ?
Il convient (malgré ses défauts, merci Karl de les relever) de le maintenir en vie en taxant de manière intelligente les riches en redistribuant les richesses aux pauvres.
En passant 5 min juste pour te signaler qu'effectivement l'activité économique reprend, voir le graphique du baltic :
RépondreSupprimerhttp://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=bdiy&exch=IND&x=15&y=11
et pour ceux qui se demande ou est passé la flote mondiale de super tanker voir cet article du dailymail : http://www.dailymail.co.uk/home/moslive/article-1212013/Revealed-The-ghost-fleet-recession-anchored-just-east-Singapore.html#ixzz0RPGXwWJ6
sur ce bonne soirée ;)
ps: bien lire tout ceci en mode ironique
Fantastique, merci Sébastien!
RépondreSupprimerVous avez dû voir ça ailleurs parce que tout le monde en parle : ces jours-ci, les actions de cinq compagnies quasi-mortes ou battant de l’aile représentent 40 % du volume du New York Stock Exchange : AIG, Citigroup, Bank of America, Freddie Mac et Fannie Mae.
RépondreSupprimerJohn Mauldin, l’analyste financier américain très conservateur, écrit dans sa newsletter hebdomadaire en date d’hier (samedi 19 septembre) : « L’explication en est peut-être très simple et très innocente. Mais je suis extrêmement sceptique ».
Si lui s’inquiète…
Merci à Crottaz pour son graphique qui dit la même chose.
http://www.pauljorion.com/blog/?p=4918
C'est intéréssant, merci, mais deux remarques :
RépondreSupprimer- Mettez des guillemets et une référence quand vous citez Jorion.
- Attention, 40% du volume échangé n'est pas 40% du volume des actions cotées en bourse...
En clair cela veut dire quoi? Que celles-ci vont se reprendre ? Que l'Etat américain va les "nettoyer" au frais de la princesse ? Ils vont revoir les règles de comptabilité ? Elles vont etre phagocitées ?
RépondreSupprimerPerso. je sèche, comme beaucoup apparemment.
Ce qui est surprenant c'est que le prix de la cotation reste impassible à ces mouvements.
RépondreSupprimerKékidi : oui, oui oui et oui (aux 4 questions)
RépondreSupprimerEn passant vite fait vu le nombre de banque régionale US qui tombent tous les mois, et vu les chiffres de trade de la bourse, comme ça vite fait si une too big to fail devait tomber je pencherai pour citycorp (vu les chiffres et la configuration relativement semblable a la configuration qu'avait leman avant de tomber, plus le fait que l'état us essaie de se désengager rapidement, bref au vus d'un bon paquet d'éléments je vote pour citycorp et vous?
RépondreSupprimerlire citigroup (désolé le correcteur a swapé les mots)
RépondreSupprimerun début de réponse en ce qui concerne Bank of America phagocytée par Merrill Lynch:
RépondreSupprimerCongress Aims to Force Bank of America to Give Details on Merrill
http://www.nytimes.com/2009/09/21/business/21bank.html?_r=1&partner=rss&emc=rss
Ca donne envie de suivre le mouvement.
@tout le monde
RépondreSupprimerLes paris sont ouverts ... qui va tomber ?
Citygroup ? BofA ? une autre ???
Attention : Je ne prends que des dollars zimbabwéens :-)
je paris 20 M$ zimbabwéens sur citygroup
RépondreSupprimerThe recession is OVER, you dimwits !
RépondreSupprimerAucune grande banque ne va tomber. La Fed a bouché les trous des banques américaines avec du cash et est encore prête à le faire si nécessaire.
La Fed et le Treasury ne se laisseront pas prendre deux fois au jeu de la crise de liquidité !
Lundi 21 septembre, Jacques Attali écrit une chronique remarquable :
RépondreSupprimer« Le G vain. »
Comme à Londres, on prendra mille et une photos, on se congratulera, on se quittera. Puis les dettes publiques continueront d’augmenter, les institutions financières seront de plus en plus instables, le chômage augmentera. Et un jour, sans doute, devant un nouveau désastre, il faudra agir. On se retournera alors vers les gouvernements : exsangues, ils ne répondront plus. Il n’y aura plus, alors, de G 20.
http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/09/le-g-vain.php
Benny allons un peu de calme, tu vas pas déboiser toute la planète pour imprimer tes $$, non?
RépondreSupprimerLundi 21 septembre 2009 :
RépondreSupprimerLes crédits accordés aux ménages et aux entreprises ont enregistré une baisse « d'une ampleur historique » au premier semestre 2009, selon l'Association française des sociétés financières (ASF).
Ainsi, le montant des crédits obtenus par les ménages pour financer leur logement a diminué de - 27,2 % au premier semestre 2009. Cette contraction était de - 8,6 % au premier semestre 2008 et - 15,6 % au second semestre 2008.
Les crédits à la consommation ont également accusé le coup, perdant - 15,8 % au premier semestre 2009.
Les prêts personnels connaissent la plus forte baisse avec - 27,3 %.
Les crédits faits aux entreprises pour financer leurs équipements ont chuté de près de - 24 %.
Les opérations de crédit-bail-mobilier enregistre la contraction la plus importante avec - 29,1 %, un chiffre « d'une amplitude sans précédent depuis le printemps 1993 », souligne l'ASF.
http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20090921.CHA7492/les_credits_aux_menageset_aux_entreprises_chutent.html
Christine Lagarde commente ces chiffres catastrophiques : « Ben … C’est-à-dire … Euh … Voilà voilà voilà … Euh … Ces chiffres confirment que la crise est finie. Ces chiffres confirment que la reprise est là. »
Merci, Christine.
@BA : Tous les chiffres que vous citez indiquent que nous sommes sur la bonne voie ! N'oubliez pas :
RépondreSupprimerYou see the basic problem with the US economy is we have too much consumption and borrowing and not enough production and savings, and what’s going to happen is that the American consumer is basically going to stop consuming and rebuild his savings, especially when he sees his home equity evaporate.
And when you have the economy at 70 per cent consumption you can’t address those rebalances without a recession. Rather than the recession being resisted, it should be embraced because the disease is all this debt finance consumption. The cure is that we stop consuming and start saving, and that’s a recession.
Sometimes the medicine tastes bad but you’ve got to swallow it.
Donc la crise est finie.
RépondreSupprimerha bon? pas possible je dois pas vivre dans le même monde :D
RépondreSupprimerLa consommation des ménages français en produits manufacturés, qui représentent environ le quart de la consommation totale des ménages, a baissé pendant la période estivale, de - 1,2 % en juillet et de - 1 % en août, selon des données CVS-CJO publiées mercredi 23 septembre par l'Insee.
RépondreSupprimerhttp://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/09/23/baisse-de-la-consommation-des-menages_1243895_1101386.html
Christine Lagarde commente ces chiffres : « Euh … Ces chiffres confirment que la crise est finie. Ces chiffres confirment que la reprise est là. »
Bonjour,
RépondreSupprimerJe decouvre ce blog interessant seulement aujourd'hui, merci!
20 millions de dollar zimbabwéens...on peut le faire avec deux rouleaux de papier toilettes entier à la place ? c'est la même valeur monétaire mais en plus doux!
En France : les citoyens se bougent en écrivant à leurs députés
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/a-propos-de-la-monnaie-et-de-la-61708
Vous en pensez quoi Michelange ?
Peut être avez vous déjà ecrit là dessus mais je n'ai pas encore regardé votre blog en profondeur.
Cordialement!
http://www.gestionsuisse.com/ArticleDetail.asp?id=617
RépondreSupprimerkung-foutre sur le marché de l'énergie:
RépondreSupprimerhttp://www.guardian.co.uk/environment/2009/nov/09/peak-oil-international-energy-agency
"If the real [oil reserve] figures were to come out there would be panic on the stock markets … in the end that would suit no one."