vendredi 3 juillet 2009

AIG mal rien que d'y penser!

Pour la Chonique Agora, [AIG et les CDS pourraient précipiter la chute des marchés] :
"... confirmation d'une sérieuse alerte au mini-krach sur AIG qui s'est effondré de -9% puis -12,8% puis -22% successivement lundi, mardi et mercredi. Outre la difficulté de céder certaines filiales à un bon prix, des rumeurs de lourdes pertes récurrentes dans le secteur maudit des CDS refont surface."
Avec dans le buffet quelques tonnes de CDS tirés à bout portant, le zombie AIG s'était remis sur ses pattes cet hiver grâce à une bonne perf' de sang contribuable (merci, oncle Paulson!) :
"De l'énorme somme injectée ces derniers mois dans le géant américain de l'assurance AIG pour le sauver de la faillite (127 milliards de dollars), une grande partie (50 milliards) a été rétrocédée aux banques qui avaient vendu à l'assureur ses produits toxiques."

[La Crise Pour Les Nuls : "Scandale autour du renflouement de AIG"]
Mais voilà, les CDS font leur chemin, on dirait que l'animal n'encaisse pas bien les chaleurs de l'été.

La fin du thriller pour AIG? Pas si vite, car tonton Bernanke est là, avec son clysthère à dollars frais, qui vient d'en réinjecter pour un petit milliard dans les artères de l'institution la plus pourrie de tout le Capharnaüm bancaire international :
"Credit extended by the Fed in connection with the rescue of insurer American International Group Inc. rose to $83.4 billion from $82.7 billion last week. Last week AIG announced that it agreed to hand over stakes in two overseas units to the New York Fed to reduce its central bank debt by $25 billion."

Source : [Bloomberg : "AIG rescued by Fed"]
On en parle un peu trop de AIG, je trouve... voilà qui fait un peu penser à l'affaire Bear Stearns, au début 2008, pour autant que vous n'ayez pas déjà oublié ce nom de sinistre mémoire... [Un petit rappel ici : Bloomberg]

Mais, paniqué par les pertes d'emploi massives de ce mois de juin et par la plongée continuée du P.I.B. et de l'immobilier U.S., le consommateur moyen pourrait continuer à ne plus consommer. Et alors... bonjour la valse des CDS dans le portefeuille de AIG. Au risque d'insister, on vous le répète :
"tout le risque de la pyramide financière mondiale est concentré en un unique point faible : les garanties CDS accordées par les monolines à grand nombre de banque pour un grand nombre de CDOs"

[La Crise pour les Nuls : "Adieu Ambac... bonjour la crise!"]
Avec un peu de chance, plus besoin d'attendre le krach d'octobre 2009, la seconde saison vient juste de commencer. A défaut, on devra se refaire Nip Tuck ou reprendre Heroes.

Mais, il faut bien le dire, pour nous faire frémir rien ne vaut les rugissements et les yeux révulsés d'AIG qui, soutenu par sa horde de banquiers pourris, massacre nos petites économies à coups de CDOs synthétiques.

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17 commentaires:

  1. J'ai bien réfléchi à cette théorie d'une rechute à l'automne 2009 ; et ma conclusion est que... je n'y crois pas ! En tout cas, pas sous la forme de celle qu'on a vécu en 2008.

    En effet, d'une part, la crise de 2008 a pris tout le monde de vitesse. En 2009, on ne laissera plus tomber un nouveau "Lehman" en faillite. Et même si il y a de grosses turbulences sur le marché, les décideurs ont "l'expérience" et agiront encore plus vite et encore plus fort pour sauver les meubles / apparences. Vu que les régulateurs sont en état d'alerte, il est probable qu'ils sauront bien plus tôt si une grosse institution est en danger et auront le temps de préparer la riposte discrètement.

    Ensuite, on peut résumer la crise de 2008 comme ceci : des gros problèmes de "solvabilité" ont été "découverts", ont miné la confiance et ont mené à une crise de "liquidité" aïgue (crise de liquidité = toujours "spectaculaire").

    Mais, cette année, les problèmes de "solvabilité" sont largement connus ; ils ne mèneront plus à une crise de "panique". De plus, comme l'argumente encore Willem Buiter aujourd'hui dans un nouveau billet monumental, la liquidité est plus qu'abondante dans le secteur bancaire (Quantitative easing, credit easing and enhanced credit support aren’t working; here’s why).

    Les banques en manque de liquidité peuvent s'abreuver sans contraintes auprès des banques centrales à l'abri de toute interrogation du public !

    Je penche plutôt vers la théorie de la pente douce : la Bourse va baisser, les taux long terme vont remonter (malgré les ZIRP, QE, CE, etc.) ; en même temps que les anticipations d'inflation. Quelques sauvetages bancaires sont à prévoir, le chômage va monter lentement, la BCE va prêter plein de pognon aux banques commerciales à des taux planchers, la Fed va bouffer des Treasuries dont les Chinois ne voudront plus, etc. etc. etc.

    Mais je ne crois pas à des turbulences du style de 2008...

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  2. @Michelange

    J'avais promis aux visiteurs de mon blog un compte-rendu de ma visite chez Cyclogreen. Je me permets d'utiliser ton blog pour le faire, ne m'en veux pas trop s'il te plaît...

    Cyclogreen est un magasin très récent, localisé à Lille, qui est spécialisé dans la vente de vélos et de scooters électriques. Les vendeurs sont très sérieux. A priori, il y a très peu de spécialistes dans le domaine (on m'a parlé d'un autre magasin à Charleroi).

    Ils vendent 4 modèles de scooters (grosso modo : 1000, 2000, 3000 et 4000 EUR en fonction de la vitesse, de l'autonomie, de la taille, etc.). J'ai pu essayer le modèle à 2000 EUR (qui est celui que j'envisage d'acheter) ; vraiment très cool : sensations identiques à un scooter, sans le bruit ! Il semble qu'ils coûtent moins cher à l'utilisation et demandent beaucoup moins d'entretien.

    Il faut faire attention aux assurances : les vendeurs m'ont dit que, en France, l'assurance d'un véhicule électrique coûtait beaucoup moins cher que celle d'un véhicule à essence mais aucun renseignement sur la Belgique (ils m'ont promis de se renseigner cependant !).

    Je suis donc totalement convaincu par cet achat : un véhicule relativement bon marché qui fonctionne 100% sans pétrole : un must pour tout "survivalist" qui se respecte !

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  3. Quel plaisir de te relire Michelange!

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  4. PIB des Etats-Unis au 2 juillet 2009 : 14 097 milliards de dollars.

    http://www.journaldunet.com/economie/magazine/en-chiffres/pib-des-etats-unis.shtml

    Déficit public pour l’année 2009 : 1 841 milliards de dollars, soit 13,05 % du PIB.

    Dette publique des Etats-Unis au 2 juillet 2009 : 11 489 560 999 310 dollars (soit 11 489 milliards, 560 millions, 999 310 dollars), soit 81,50 % du PIB.

    http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin?application=np

    Pour lire le montant de la dette totale (publique + privée) des Etats-Unis, il faut lire la page 15 :

    http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1.pdf

    Domestic nonfinancial sectors : 33 517,9 milliards de dollars.

    Domestic financial sectors : 17 216,5 milliards de dollars.

    Foreign : 1 858,3 milliards de dollars.

    Dette totale (publique + privée) des Etats-Unis : 52 592,7 milliards de dollars, soit 373,07 % du PIB.

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  5. Je propose cette lecture intéressante :

    High altitude wind power: an era of abundance?

    On y parle d'une nouvelle source d'énergie potentielle ; mais c'est surtout la conclusion qui a attiré mon attention :

    From these data, we could be tempted to see high altitude wind power as a nearly limitless energy technology. But that would be a mistake. Energy production is not static - it goes with the economy and if the economy is powered by a source of cheap and abundant energy it tends to grow exponentially. Exponential growth is treacherously misleading: we could find ourselves bumping into the ceiling of high altitude winds much sooner than we would expect.

    But there is a much more serious problem in the fact that energy is not the only parameter that affects the economy. Abundance of something is not abundance of everything. Abundant electric power doesn't necessarily translate into abundant food, although electricity can surely be used in agriculture in place of fossil fuels. That our problem is not just energy is confirmed by the models developed for the "Limits to Growth" series (Meadows 2004). The models can be run for scenarios that assume abundant (or even infinite) energy available, but the result is that the economic system collapses because of the strain on the environment and on agriculture generated by a combination of overpopulation and pollution. To avoid collapse, we need to stabilize both the economy and the population at a stationary level. Even so, the gradual depletion of mineral ores will make us depending on more and more energy if we want to keep the flux of mineral commodities at the present level (Diederen 2008, Bardi, 2008). So, even with abundant energy, we'll still need to recycle materials and reuse what we manufacture.

    So, even with abundant energy we still need to come to terms with the fact that the earth is a limited system. However, high altitude wind power offers us a hope of a future of relative abundance, even of prosperity, if we'll be able to keep the economy and the population stable and avoid overexploiting our agricultural and mineral resources.

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  6. http://www.morganstanley.com/views/gef/index.html#anchor098c0c3c-6a29-11de-9228-3fb01e8a07e2

    At this point, people in my position are supposed to explain that QE isn't "printing money". I'm not going to do that.

    America's Fiscal Train Wreck

    America's long-awaited fiscal train wreck is now underway. Depending on policy actions taken now and over the next few years, federal deficits will likely average as much as 6% of GDP through 2019, contributing to a jump in debt held by the public to as high as 82% of GDP by then - a doubling over the next decade. Worse, barring aggressive policy actions, deficits and debt will rise even more sharply thereafter as entitlement spending accelerates relative to GDP. Keeping entitlement promises would require unsustainable borrowing, taxes or both, severely testing the credibility of our policies and hurting our long-term ability to finance investment and sustain growth. And soaring debt will force up real interest rates, reducing capital and productivity and boosting debt service. Not only will those factors steadily lower our standard of living, but they will imperil economic and financial stability.

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  7. Désolé pour le titre de l'article du Telegraph... J'ai foiré, c'est bien :

    "QE just acting as a sugar rush for insolvent banks that deserve to fail "

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  8. la chute de l'impot sur le revenu accentue les problèmes de beaucoup d'états américains:
    http://tinyurl.com/ls9ryk

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  9. G8 le bal des vampires
    mercredi 8 juillet 2009 (22h23)
    Bal masqué organisé par Berlusconi au G8 en Italie ! Les représentants de commerce des bourses mondiales se sont donné rendez-vous pour nous prouver que tout ne va pas si mal. Communiqué :"Sur le front économique, le G8 a pris acte du léger mieux de la conjoncture tout en restant très prudent sur les chances d’une reprise durable" . Traduire par : " c’est pas si mal que si c’était pire". En tout cas ils ont trouvé des solutions d’urgence....pour 2050, une planète propre ! D’ici là, vérifiez que vos boites de conserves de survie mentionnent bien cette date de péremption, si c’est le cas vous êtes sauvés !! Pour ce qui est de la crise sociale, ils publieront la suite dans Gala

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  10. Le PPIP scam est sur les rails...

    USA: le nettoyage des banques sur les rails, "modeste" au départ

    Pour rappel :

    The new toxic and bad legacy assets programs of the US Treasury: surreptitiously squeezing the tax payer and the Fed until the PPIPs squeak

    So stop ‘leveraging’ the tax payers’ money. Stop using the Fed as an opaque SPV of the Treasury. Tell the people the truth. Ask for more resources and pay for them by raising taxes or cutting public spending.

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  11. C'est quoi ça "Les Brain Tubbies de Waterloo" ?

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  12. Michelange n'est plus là ; et je ne sais pas s'il y a encore des gens sur ce blog ?

    En tout cas, voici une lecture intéressante :

    The deleveraging process is inevitable

    My sense is that in the US, even if intervention on the order of magnitude required was feasible (and I doubt it), the political will, financial resources, and economic wisdom to intervene to offset the assets and wealth losses are simply not there. So as painful as it is, maybe the leveraging process has to proceed and the government should stand by ensuring only the payment system, and facilitate the deleveraging process.

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  13. @Anonyme

    On est tous parti faire nos réserves :-)))

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  14. L'indice de confiance du consommateur de l'Université du Michigan a chuté à 64,6 en juillet, à comparer à 70,8 en juin, et alors que les économistes tablaient en moyenne sur une baisse nettement plus limitée.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=f6974ad9eb3e09506e076b742ac094d5

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  15. Le « Tic Tac » de la bombe du chômage s’égrène tranquillement.

    Une de mes expériences frappante aux États-Unis au début des années 1990 a été la visite de groupes de miliciens qui ont grandi dans le sillage de la récession au Texas, dans l’Idaho, l’Ohio… C’était surtout des ouvriers (cols bleus) - premières victimes de la répartition internationale du travail à l’échelle mondiale - suffisamment en colère contre Washington au point de s’exercer le week-end en treillis avec des fusils M16. Beaucoup ont soutenu le candidat protestataire Ross Perot, qui prônait la cessation du commerce avec le Mexique, et qui a remporté 19 % des suffrages lors de l’élection présidentielle de 1992.

    Ces premières poussées de révolte se sont calmées lors de la reprise ultérieure des embauches, néanmoins un groupe de marginaux a quand même fait sauter le bâtiment fédéral d’Oklahoma City en 1995. Malheureusement, aujourd’hui, il n’y aura pas de reprise des embauches.

    L’utilisation des capacités de production a chuté à des niveaux bas record (68 % aux Etats-Unis, 71 % dans la zone euro). Il faut s’attendre à de nouvelles et profondes purges dans le monde du travail.

    Le pire la semaine dernière n’était pas seulement que les États-Unis ont perdu 467.000 emplois en Mai 2009, mais aussi que les heures travaillées ont diminué de 6.9 % par rapport à l’année précédente, passant à 33 heures par semaine. “À aucun moment, lors des récession des années 1990 ou 2001, nous ne nous sommes approchés d’une configuration de l’emploi aussi alarmante” a déclaré David Rosenberg de Glukin Sheff. “Cette fois, au cours de la nouvelle crise, nous avons perdu le nombre record de neuf millions d’emplois à plein temps”.

    Les revenus ont diminué au taux annuel de 1,6 %. La déflation salariale est en marche, comme au Japon. Fait intéressant, l’Organisation Internationale du Travail est suffisamment inquiète pour en venir à recommander un accord mondial, de crainte que les différents pays n’enclenchent une ruineuse spirale de surenchère protectionniste et de chacun pour soi.

    Certains états mettent en pratique des réductions de rémunération déguisées. Par exemple, plus de 238.000 travailleurs dans l’État de Californie ont travaillé deux jours de moins par mois (sans salaire) depuis février. Sous une forme ou une autre, de telles réductions salariales sont pratiquées dans 22 Etats.

    Le Centre d’études du marché du travail (CLMS) à Boston, explique que le taux de chômage atteint désormais 18.2 %, selon les anciennes normes de comptabilisation.

    La raison pour laquelle la crise n’est pas ressentie comme dans les années 1930 est que nous avons tendance à ne pas percevoir la vraie chronologie des évènements, et il faut du temps pour que les gens épuisent leurs économies et sombrent dans la misère. Peut-être que le “matelas” est plus important aujourd’hui et permettra d’éviter un autre “Raisins de la colère”, mais 20 millions de propriétaires aux États-Unis sont déjà dans le rouge (selon zsillow.com). Les expulsions sont en cours à un rythme terrifiant.

    Quelque 342.000 habitations ont été fermées en avril 2009, en poussant une armée d’enfants à recourir à la charité. Cela se compare aux 273.000 maisons perdues dans l’ensemble de l’année de 1932.

    Des Sheriffs dans le Michigan et l’Illinois refusent tout bonnement de jeter des familles à la rue, comme les policiers catholiques réfractaires l’ont fait pendant la Grande Dépression.

    L’Europe est un an ou deux en arrière, mais rattrape rapidement son retard. Le taux de chômage a atteint 18.7 % en Espagne (37 % pour les jeunes), et 16.3 % en Lettonie. L’Allemagne a retardé la flambée en payant les entreprises pour qu’elles conservent des travailleurs par le biais de congés de « Réductions d’horaires ». La sage Allemagne craint que le taux de chômage ne passe de 3,7 millions à 5.1 millions l’an prochain.

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  16. L’OCDE s’attend à 57 millions de chômeurs dans les pays riches d’ici à la fin de l’année prochaine. C’est un décalage mortel. Ce qui est encore plus perturbant, c’est que les gouvernements n’ont pas encore commencé à réduire leurs dépenses pour éviter que leur pays ne tombe dans une spirale de dettes.

    Le président français Nicolas Sarkozy, avec son flair pour les thèmes populaires, a déclaré : “Nous devons réformer tout. Nous ne pouvons pas avoir un système de rentiers et de dumping social pour cause de mondialisation. Ou nous avons la justice, ou nous aurons la violence. Il est illusoire de penser que cette crise n’est qu’un détail et que nous pouvons continuer comme avant “.

    Le message n’est pas parvenu à Wall Street, ni à la City. Si les banquiers savent ce qui est bon pour eux, ils s’octroieront le salaire d’un enseignant pendant quelques années jusqu’à ce que la tempête passe. Si on laisse les bonus sur la table, alors même que les contribuables paient pour les erreurs de la caste des banquiers, ils doivent s’attendre à une réaction féroce.

    Nous avons la chance que les États-Unis aient un nouveau président qui jouit d’un grand capital de sympathie, et un Congrès complaisant. Les autres nations doivent s’accommoder de gouvernements sur le retour : l’Allemagne paralysée par la coalition gauche-droite, les reliques défraichies du LDP au Japon, un parti travailliste en grande difficulté en Grande-Bretagne. Certains prennent des précautions : Silvio Berlusconi cherche à affaiblir le parlement en Italie (avec peu de protestation), tandis que le Kremlin a mis sur pied des unités “anti-crise” afin d’étouffer dans l’œuf toute velléité de protestation.

    Nous entrons dans la phase 2 du “Grand Dénouement”. Il est peut-être temps de mettre à l’écart nos textes de Keynes, Friedman, et Fisher, si utiles pour la phase 1, et de commencer à étudier ce qui s’est passé dans notre société, quand le chômage de masse s’est abattu sur elle en 1932.

    Ambrose Evans-Pritchard.

    Traduction :

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=3726#comments

    Article original en langue anglaise :

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5742937/The-unemployment-timebomb-is-quietly-ticking.html

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  17. Ben voilà on est au dessus de 9000 sur le Dow presque au dessus de 1000 sur le S&P, les résultats des entreprise bonne (AAPL, INTC, GOOG, TXN, GS, JPM, IBM etc...) l'immobiliers qui se redressent (mise en chantier, neuf, ancient etc...) les destruction d'emplois qui se ralentissent...hmm je trouve que les chose vont plutot bien, malgré les appels à la catasptrophe, un analyste nous prédisait 600 sur S&P il y a peine quelques jours, franchement, j'ai la vague impression que tout cela est bien manipulé!! regardez les graphisque c'est une ligne droite continue de 12% sur le S&P...

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