samedi 4 avril 2009

Quands les guignols de l'info s'en prennent au G20...


... c'est aussi pour les Nuls, mais c'est beaucoup plus drôle que mes sempiternelles rodomontades. A moins que ça ne soit encore plus triste... (merci à Axel)

16 commentaires:

  1. ce film me fait penser au dictateur de charlie chaplin...
    pas d'autre commentaire...

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  2. @Michelange

    J'aime bien les guignols ; mais ils n'expliquent pas comment les puissants "profitent" de cette crise.

    Je sais que tu as une théorie là-dessus. Pourrais-tu la développer ?

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  3. @ Coco Lapin

    Ouch! Tu m'en demandes un truc pour un dimanche...

    Ma théorie n'est pas très structurée, c'est une pure conjoncture (l'évaluation d'un risque, pas complètement une hypothèse) et elle n'est pas compatible avec celle des Guignols.

    Mais commençons par le commencement : les Guignols disent tout de même quelque chose sur la manière dont les puissants profitent de la crise :

    1°/ Le subprime est un prêt marron accordé aux pauvres pour faire intervenir les garanties de l'Etat.
    2°/ En cas de débâcle économique, les plus riches s'en mettent plein les poches, comme après la guerre. Il y aurait un effet d'écrémage, et le sommet de la pyramide sociale pourrait recommencer sa prédation (rachat d'entreprises à bas prix et bas salaires).

    Selon moi, tout cela est explicite dans la vidéo, Coco Lapin, repasse-la, ils le disent...

    Mais ça ne signifie pas que je suis d'acord avec cette théorie, reprenons...

    Théorie des Guignols :
    - Décroissance économique.
    - On crée une fausse embellie avec les subprimes dans le but de prolonger les profits et d'accroître la dépendance des pauvres au système.
    - Crise inévitable et Président US bidon pour calmer les foules.
    - Lessivage des prolétaires, de la classe moyenne et des entreprises.
    - Reprise au profit de ceux qui ont la capacité d'investir.

    La Crise pour les Nuls :
    - Résistances mondiales au Friedmanisme et à l'impérialisme globalisant.
    - La position Friedmaniste faible amène la décroissance économique aux USA et en Angleterre.
    - Ces deux nations créent un piège à capitaux avec les profits mirobolants des subprimes, et du crédit facile, dans le but d'impliquer dans la course au profit les Chinois (via Fannie & Freddie) et les Européens (via les CMOs, CDOs, CDS).
    - Crise du crédit inévitable et Président US bidon pour calmer les foules (avril 2009).
    - Politique Keynésienne mondiale, plans de relance, en échec à moyen terme car l'argent n'est pas réinjecté dans l'économie mais dans la poche des investisseurs via les banques (voir article précédent de LCPLN sur le Monopoly arbitré par le G20).
    - Chômage de 20% aux USA, de 15% en Europe. Faillite des Etats, dont les budgets flanchent, hyperinflation, déflation ou danger de. Faiblesse politique des leéders démocratiques (Europe, Brésil) au profit des autocrates (Chine, URSS) et des marionettes du capital (USA, Italie, GB, France).
    - Panique des populations mondiales, troubles de l'ordre public, menaces bidon de guerre Sino-US (octobre 2009).
    - Grande messe de fin d'année au G20. Nationalisation des banques, mise en place d'une monnaie unique au niveau du FMI, avec un pouvoir unique sous la forme de la convention mondiale des banques centrales (organisme déjà en place et dont toutes les prédictions se sont jusqu'ici avérées exactes).
    - Les acquis démocratiques et économiques des trente glorieuses disparaissent rapidement en Europe et aux USA : indexation des salaires, pensions, impôt progressif.
    - Fusion économique accélérée de l'Europe : La Belgique, la Suisse, le Luxembourg et les petites principautés sont absorbées dans une UE de moins en moins socio-démocrate. Merkel démissionne, Sarkozy triomphe.
    - Le modèle général ressemble à celui utilisé actuellement en Chine et en URSS : capitaliste (liberté d'entreprendre) socialiste (banques nationalisées) et impérialiste-global (le système est imposé au monde entier par la rétorsion économique ou militaire).
    - Cinquante ans après Orwell et 30 ans après la date prévue, 1984 devient une réalité en 2014.

    Voilà voilà, y a pas de quoi chanter du maurice Chevalier...

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  4. "un président à la tête du système qui n'a rien a voir avec le système..."
    c'est bien à çà qu'on voit que ce n'est que de l'humour... ou alors ils n'ont pas tout compris les auteurs, mais on ne peux pas leur en vouloir, on connait bien les tendances politiques des Gaccio et Co...

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  5. Michelange écrit :

    " Grande messe de fin d'année au G20. Nationalisation des banques. "

    Bon, je dois reconnaître que j'ai perdu mon pari.

    J'avais parié que les banques seraient nationalisées avant le 15 avril.

    Je n'avais pas prévu que les Etats-Unis changeraient la règle du jeu en cours de match !

    La nouvelle norme comptable FSA 157-e vient d'être adoptée le 2 avril, pour que les résultats des banques soit un peu plus présentables.

    Pour cacher l'état de faillite des banques, on change les règles comptables.

    Je n'avais pas pensé que les banquiers et les parlementaires étatsuniens changeraient la règle du jeu en cours de match. Cette tricherie va leur permettre de cacher l'état de faillite des banques pendant quelques mois supplémentaires.

    Ils viennent d'obtenir un sursis de quelques mois avant l'heure de vérité.

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  6. @Michelange

    En résumé, peut-on dire que :

    1. Les leaders ont compris que la course qu'ils menaient étaient intenable. Une action correctrice était inévitable (avec une touche de Chris Martenson : même si le système monétaire et financier tenait le coup - les chocs démographie et écologique allaient de toute façon imposer des changements).

    2. La première option était l'atterissage en douceur mais qui aurait signifié une perte de confiance dans les leaders et une relative "égalisation" des conditions des populations (inacceptable selon eux).

    3. La seconde option était de foutre un gros bordel (et donc de donner un dernier coup d'accélérateur pour amplifier les effets du crash). Avec la terreur qui s'installe, ils en profitent pour détourner l'argent public dans leurs poches de manière +/- subtile (voir post "le plus grand hold-up de l'histoire"). Ensuite, grâce à l'effroi, ils en profitent pour recadrer le système et restreindre les libertés (soit-disant pour éviter le chaos et encadrer la reprise économique).

    C'est plus ou moins cela ?

    C'est marrant, mais ça, j'y crois moi. La démocratie à montrer ses deux grosses limites je pense : 1. Vision à trop court terme des politiques et 2. Possibilité d'avoir des incompétents au pouvoir car "tout le monde a le droit de s'exprimer".

    Il faut un autre régime et une grosse crise est l'occasion rêvée d'imposer un système plus autoritaire.

    Cependant, pour en revenir à mon intervention initiale, je pense tout de même qu'à court terme, certains riches moins préparés / moins bien connectés perdent des plumes (bourses qui s'effondrent, activité économie au ralenti, etc.).

    Encore un bon dimanche plein d'optimisme...

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  7. @ Coco Lapin

    Non non non, pas du tout d'accord sur ce coup-là : les technocrates ont choisi le Friedmanisme délibérément, ils ont à dessein rendu l'économie ingérable pour installer un pouvoir fort.

    Je ne pense pas comme vous : La démocratie n'a pas montré ses deux grosses limites. Le Friedmansime lui a imposé ces deux limites, qui ne lui ont pas intrinsèques.

    Le Friedmanisme est le cancer de la démocratie.

    Lire ou relire ici, notre résumé de "La Stratégie du Choc" :
    http://liresurlacrise.blogspot.com/

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  8. Il y aurait une autre interprétation :

    personne, je dis bien : personne, ne contrôle plus les forces qui se sont mises en mouvement.

    En clair : certains dirigeants politiques et certains patrons d'entreprises multinationales ont commencé par mettre en mouvement des forces.

    Ces forces sont :
    - la suppression des frontières nationales,
    - le libre-échange mondial généralisé,
    - les privatisations,
    - la marchandisation de tout ce qui existe,
    - la dérégulation,
    - la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux,
    - l'appauvrissement de millions de personnes,
    - l'enrichissement de milliers de personnes,
    - etc.

    Ces forces se sont mises en mouvement, mais ces forces ont commencé à s'emballer.

    Aujourd'hui, plus personne ne les contrôle.

    Je pense que c'est ça, le plus important : plus personne ne contrôle plus rien.

    Je viens de regarder le journal télévisé : en France, Strasbourg brûle, Bastia brûle, les séquestrations de patrons et de cadres se multiplient dans les entreprises privées, les actes de désobéissance se multiplient (y compris chez les instituteurs, chez les professeurs de collège, de lycée, d'université).

    Bref, les passions nationales, les passions nationalistes, les fureurs populaires, les émeutes vont devenir le quotidien des pays développés.

    La créature vient d'échapper au contrôle de son créateur.

    Planquez-vous, docteur Frankenstein ! La créature arrive, et elle n'est pas contente !

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  9. j'aime beaucoup cette histoire de créature ! bravo !

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  10. @ BA intéressant

    Mais ca revient à la question : bêtes ou méchants?

    http://lacrisepourlesnuls.blogspot.com/2009/02/betes-ou-mechants.html

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  11. @Michelange, j'ai lu quelques pages de Naomi Klein (No Logo). Je n'ai pas du tout accroché. Je vais encore essayer La Stratégie du Choc (c'est bien parce que c'est toi !). On verra à l'autopsie...

    En tout cas, même si nous divergeons sur les origines, nous semblons d'accord (même avec BA) sur la conclusion : troubles sociaux inévitables et retour d'un pouvoir autoritaire fort...

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  12. @Michelange

    Bonjour, Vous dites: "Je n'avais pas pensé que les banquiers et les parlementaires étatsuniens changeraient la règle du jeu en cours de match. Cette tricherie va leur permettre de cacher l'état de faillite des banques pendant quelques mois supplémentaires."

    Alors pourquoi garder son argent sur des livrets à 2% si l'on est sûr que les banques vont faire faillite. Cela ne vous coûte rien d'affirmer qu'elles vont se planter mais peut-être nous conseilleriez-nous de retirer l'argent des livrets pour le mettre dans un coffre ou dans nos chaussettes ?

    Merci pour le blog.

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  13. " Mais ca revient à la question : bêtes ou méchants ? "

    Je pense que beaucoup de dirigeants politiques et de patrons d'entreprises multinationales n'étaient ni bêtes, ni méchants. En revanche, ils étaient cupides. Tout vient de là. Ils étaient cupides, et aujourd'hui, ils sont toujours aussi cupides. Du coup, ils cherchent à maintenir le système le plus longtemps possible. Ils sont prêts à tout pour maintenir le système qui a fait leur fortune le plus longtemps possible.

    Ils sont même prêts à changer les normes comptables du jour au lendemain ! Cette norme comptable FAS 157-e est un scandale de plus !

    Ils n'oublient qu'une seule chose : le basculement dans la pauvreté de millions de personnes.

    Quand ils vont voir les pauvres (qui n'ont plus rien à perdre) se révolter, ils feront intervenir la police, puis l'armée.

    Ils sont trop cupides, et ça les perdra.

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  14. @Anonyne (prenez un p^seudo, c'est plus drôle)

    >>> Vous dites: "Je n'avais pas pensé que les banquiers et les parlementaires étatsuniens changeraient la règle du jeu en cours de match. Cette tricherie va leur permettre de cacher l'état de faillite des banques pendant quelques mois supplémentaires."<<<

    Ce n'est pas moi c'est BA. Mettez dix pour cent de vos économies en or, hors de la banque.

    @ Coco Lapin :

    >>>>> nous semblons d'accord (même avec BA) sur la conclusion : troubles sociaux inévitables et retour d'un pouvoir autoritaire fort...<<<<

    Je dis l'inverse : provocation délibérée de troubles sopciaux, dans le but d'instituer un pouvoir autoritaire fort.

    Et oui, oui, c'est la théorie du complot!

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  15. Et n'oublions pas que la grrrande crise de 1929 s'est surtout dissoute dans la 2eme grande boucherie mondiale... Problème (ou salut, suivant le point de vue), une troisième au sein de notre "centre-monde" serait trop destructrice pour être possible.

    Aussi, en parlant de troubles sociaux et Co, regardons l'histoire et on constatera facilement que les périodes de troubles/transitions économiques forts sont des périodes de radicalisations politiques dans des sens divers (cfr communisme vs fascisme dans les années 1930).

    Enfin, peut-être n'y a-t-il pas complot mais des symptomes des limites du système socio-économique actuel et de que ses déséquilibres mènent à des points de rupture ingérables par ceux qui essaient de maintenir le business as usual. Le complot est plus à chercher dans la volonté de voir le système muter (puisqu'il doit le faire) au profit de ceux qui... complotent (je vous laisse choisir de qui il s'agit).

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  16. http://www.quebecoislibre.org/09/090315-11.htm

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