
Sur les forums de l'Echo, le pire côtoie souvent le pire, mais cette fois-ci on a trouvé du meilleur : le commentaire du dénommé "TalkingMind" (c'est un pseudo) sur l'annonce du plan de relance du G20:
Même informées, certaines personnes semblent visiblement incapables d'accepter la réalité de la situation[...]Franchement, TalkingMind, c'est sans espoir... mais ça ne t'empêche pas d'avoir foutrement raison!
S'il suffisait d'injecter de l'argent que personne n'a pour relancer l'économie et faire progresser le pouvoir d'achat et la qualité de vie de tout le monde, pourquoi diable se limiter à 1000 milliards... injectons 1000 trillions, mieux donnons un chèque d'un million d'euro à tout le monde pour qu'on puisse allez faire ses courses et relancer l'économie.
Prenez un jeu de Monopoly. Mettez un joueur qui fera la banque. Distribuez l'argent de départ aux joueurs sous forme de crédit avec un intérêt à rembourser de 10% par tour de plateau.
Les joueurs sont autorisés à s'endetter sans limite (ce qui revient plus ou moins à la même chose que l'heure actuelle).
Je vous parie qu'à la fin du jeu, TOUS les joueurs seront ruinés et qu'ils auront dû mettre tous les biens accumulés en hypothèque à la banque et le banquier se retrouvera propriétaire de tout le planteau de jeu.
Pourquoi ? Parce que les intérêts que les joueurs ont dû rembourser n'ont jamais été injectés dans le jeu !
Vous avez pigé maintenant ou est-ce sans espoir ?
[L'Echo : "Un tournant pour la reprise économique mondiale (Obama)"]
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Question à 1 000 milliards avant la prochaine à New-York qui vaudra certainement 10 000 milliards de plus ?
RépondreSupprimerQuelle est la croissance mondiale nécessaire pour récupérer la mise ?
J’ai le vague sentiment (de paysan crotté) que ces milliards virtuels auront le même effet qu’une piqûre d'eau distillée pour soigner une de mes vaches cancéreuses.
Avec les nouvelles normes comptables, les banques vont pouvoir se refaire la cerise sans nettoyer leurs actifs pourris : je vais donc pouvoir revaloriser le stock de pneus usés de mon tracteur pourri pour compenser mes pertes sur les prix du porc.
Une liste déjà connue de paradis fiscaux est éditée : j’irai donc à Macao ou Hong-Kong avec la bénédiction des Chinois pour placer mes subventions européennes pour mon lait frelaté à la mélamine.
Sinon je demanderai à un pays pauvre de créer une zone off-shore pour me reconvertir en producteur d'huile de palme au goût d'olive vierge première pression à froid et je graisserai la patte du dictateur en place qui aura placé l'aide du FMI dans un paradis acceptable de Sa Majesté la Queen, bordé d'une mer turquoise ou ira voguer un yacht prêté par un ami du Président.
Puisque la Belgique est encore en zone grise (normal, ils n'ont toujours pas dépollué le Borinage), je vais quitter mon compte Fortis de Quiévrain puisque le Sieur Modrik "amène lui ses honoraires" risque de faire sauter la banque, alone, comme sur un stand de tir forain.
Sur ce je vais me péter une Bush pour oublier cette sale journée.
"Pourquoi diable se limiter à 1000 milliards... injectons 1000 trillions"
RépondreSupprimerOn ne peut pas, car le G20 a dit :
"We are resolved to ensure long-term fiscal sustainability and price stability and will put in place credible exit strategies from the measures that need to be taken now to support the financial sector and restore global demand."
Hum hum...
Toujours sur le G20, très important :
RépondreSupprimer"to call on the accounting standard setters to work urgently with supervisors and regulators to improve standards on valuation and provisioning and achieve a single set of high-quality global accounting standards;"
La réponse n'a pas traîné, puisqu'on peut à partir d'aujourd'hui évaluer les actifs toxiques au prix souhaité par le management. Voilà de l'innovation et de la transparence !
How the FASB aids and abets obfuscation by wonky zombie banks
http://blogs.ft.com/maverecon/2009/04/how-the-fasb-aids-and-abets-obfuscation-by-wonky-zombie-banks/
"Banks with significant amounts of toxic assets and plain bad assets on their balance sheet have lied, lie and continue to lie about what they have on their balance sheets. This has now been made easier. No wonder bank stocks rose and bank credit default swap rates declined. Reported asset values will be boosted."
AU PAYS DES MIRACLES COMPTABLES.
RépondreSupprimerLe 2 avril ne sera peut-être pas reconnu, plus tard dans les livres d’histoire, comme la date d’un sommet international décisif des chefs d’Etat, mais comme celle de l’adoption de la réglementation FAS 157-e par le Congrès américain. Résultat d’un travail de lobbying intense et de longue haleine, tardif mais salutaire aux yeux de certains, aux lourdes conséquences aux yeux d’autres. L’œuvre de l’action déterminée de la US Chamber of Commerce et de l’American Bankers Association, ces deux fleurons de l’Amérique.
Arthur Levitt, ancien président de la SEC, vient de déclarer à ce propos : « ce qui me perturbe le plus à propos de l’initiative de la FASB (l’organisme qui fixe les règles en matière de comptabilité, à l’origine de la nouvelle réglementation) est qu’elle semble résulter de menaces indignes de membres du Congrès, qui sont redevables à des représentants d’entreprises ».
D’après l’agence Bloomberg, Robert Herz, responsable de la FASB, a récemment déclaré à un groupe d’avocats « j’ai reçu des appels téléphoniques et eu des visites de certaines de ces institutions qui sont dorénavant dans les mains du gouvernement, à peu près deux semaines avant qu’elles ne soient récupérées, essayant de modifier leurs comptes ».
Fort de cette nouvelle réglementation, les banques vont désormais pouvoir « retravailler leur bilan » et s’installer légalement dans une situation jusqu’alors inconfortable, dissimulant la vérité de leurs comptes. Paul Volcker, ex président de la Fed, considérait dernièrement, du haut de son autorité et afin de favoriser l’adoption de cette nouvelle réglementation, que « les principes et standards de valorisation devraient être réévalués, en vue d’adopter des directives plus réalistes afin de traiter des instruments peu liquides sur des marchés affaiblis ».
Conséquence désormais acquise, les résultats des banques vont être « dopés », leur évitant de procéder à des dépréciations et des recapitalisations. Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. considère que l’application de cette nouvelle norme va en effet améliorer de 20 % en moyenne les résultats des banques.
Est-ce dire que cela va entraîner le retour à la « transparence » rétablissant la « confiance » ? Cela risque, tout au contraire, d’accroître la suspicion sur les comptes des banques, déjà très grande, avec pour conséquence la poursuite du blocage du marché interbancaire du crédit, ainsi qu’en général celui du crédit. Tim Blackshall, stratégiste en chef chez Credit Derivatives Research remarque : « nous savons bien que le ‘matériel’ est toujours dans les comptes ».
A propos des incidences de cette nouvelle situation vis à vis du plan Geithner de sauvetage des banques, les avis divergent également. Les uns considèrent que la valorisation supérieure des actifs toxiques qui va en résulter va y faire obstacle, car les banques n’auront plus de raison de les vendre.
Christopher Hoeffel, président de la Commercial Mortgage Securities Association remarque que certains banquiers disent déjà : « je ne veux pas vendre cet actif, parce que le prêt est peut-être encore bon. Lorsqu’il viendra à maturité, je récupérerais peut-être mon argent » ; ce raisonnement ne peut que sortir renforcé par les nouvelles dispositions. Robert Willens considère pour sa part que la nouvelle règle de la FASB empêchera les gens de faire ce que le Trésor attend d’eux, c’est-à-dire vendre leurs actifs. D’autres estiment que cela pourrait permettre au contraire aux banques d’en obtenir un meilleur prix, tandis qu’elles pourraient de l’autre main devenir acheteuses, sous couvert de structures sous leur contrôle, bénéficiant alors d’une garantie financière de la FDIC les couvrant très largement.
Le monde financier s’installe dans le déni et maquille ses comptes.
Ne sachant pas quoi faire de ces actifs, le plan Geithner allant mettre du temps (six mois) à entrer en vigueur et à produire des effets, ses résultats étant incertains, l’adoption de la norme FAS 157-e va avoir un résultat immédiatement tangible : desserrer l’étau sur les plus estimables établissements de la place financière de New York. Leur permettant de faire face à une nouvelle crise du crédit, celle des cartes de crédit dont le taux de défaut grimpe très vite, avec de fâcheuses conséquences pour les produits financiers qui ont ces prêts comme collatéral. Il était, de ce point de vue, urgent de faire vite.
Tom Sowanik, responsable des investissements chez Clearbrook Financial, en a déjà tiré toutes les conséquences pour sa clientèle : « je crois que les investisseurs devraient commencer à estimer les actions des institutions financières et des banques ».
François Leclerc.
http://www.pauljorion.com/blog/?p=2638
la disparition du mark-to-market, pour faciliter la tache des banques c'est de l'escroquerie pure et simple
RépondreSupprimerc'est une des mesures des nouvelles normes comptables destinee a plus de transparence qui vole en eclats. les futurs madoff remercient les gpouvernements, ce sera plus facile de gruger les gens a l'avenir.