
Tropicalbear vient de sortir son pronostic boursier. Mais on n'y trouvera pas de quoi fouetter un trader: pour Loïc Abadie, il n'est pas possible de dégager une tendance nette pour le court-moyen terme.
Et son avis sur le moyen-long terme, comme de bien entendu, reste franchement négatif : il réitère son scénario déflationniste. Ce n'est pas nous qui allons aller contre...
Un post pour dire qu'on n'a rien à dire c'est un peu redondant. Mais je l'épingle pour ces deux paragraphes qui pourfendent les nouvelles politiques d'impression d'argent frais, récemment mises en place par la Suisse, l'Angleterre et les Etats-Unis :
"Les plans de relance des gouvernements ne sont que de la fuite en avant dans la dette et sont voués à l'échec. Les gouvernements (même avec le "quantitative easing") n'ont pas les moyens de s'opposer à l'implosion d'une bulle de crédit de plus 50 000 milliards de $ (rien qu'aux USA), et ils ne peuvent pas imprimer de la monnaie "à volonté" sans déclencher une panique géante des investisseurs...
Leur marge de manoeuvre réelle est donc bien plus limitée que beaucoup ne l'imaginent, et les politiques de quantitative easing connaîtront donc sans doute le même sort qu'au Japon.
Par contre il ne faut pas tomber dans l'erreur de les sous-estimer, ces plans peuvent parfaitement donner lieu à une pause temporaire dans la dégradaton du contexte économique (un peu comme les chèques Bush, qui avaient provoqué un petit répit au T2 2008), pause qui se paiera évidemment très cher plus tard (il n'y a pas de miracles en économie, et la fuite en avant n'a jamais réglé un quelconque problème durablement)."
["TropicalBear : "File trading mars 2009 (2) : baissiers, soyez prudents !"]
En clair, imprimer de l'argent pour renflouer les banques et l'Etat revient à faire des emprunts supplémentaires pour reporter à plus tard le problème de leurs dettes. Faire un trou pour en boucher un autre, voilà la politique de relance des Banques Centrales!
Un nouvel exercice de procrastination, pas vraiment différent de ce qui se passe depuis vingt ans dans le monde merveilleux de la finance, et dont le meilleur exemple est Bernard Madoff, fournisseur de UBS, BNP et Santander.
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La Laitière et le Pot au lait
RépondreSupprimerPerrette sur sa tête ayant un Pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Cotillon simple, et souliers plats.
Notre laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l'argent,
Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couvée ;
La chose allait à bien par son soin diligent.
Il m'est, disait-elle, facile,
D'élever des poulets autour de ma maison :
Le Renard sera bien habile,
S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l'eus de grosseur raisonnable :
J'aurai le revendant de l'argent bel et bon.
Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
La dame de ces biens, quittant d'un oeil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s'excuser à son mari
En grand danger d'être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l'appela le Pot au lait.
Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n'est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m'écarte, je vais détrôner le Sophi ;
On m'élit roi, mon peuple m'aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant.
@ Anonyme
RépondreSupprimerBien vu. Prenez un pseudo, c'est plus amusant...
Les subprimes à l'Est: apparemment les banques à l'Est (Roumanie, Bulgarie etc...) on prêter en franc suisse grâce au taux d'intérêt plus bas sur le franc suisse que leur monnaie... les emprunteurs se sont retrouvé étrangler pour les remboursement suite à l'éffondrement de leurs monnaies... les banques Belges Autrichiennnes et Italiennes seraient les plus touchées...
RépondreSupprimerJ'avais un article mais je l'ai juste lu en vitesse mais la teneur de cette article étaient plus ou moins çà.
Maintenant je n'ai pas eu de confirmation ailleurs, à suivre donc...
Article mythique de Buiter encore une fois.
RépondreSupprimer"Fiscal dimensions of central banking: the fiscal vacuum at the heart of the Eurosystem and the fiscal abuse by and of the Fed"
http://blogs.ft.com/maverecon/2009/03/fiscal-dimensions-of-central-banking-the-fiscal-vacuum-at-the-heart-of-the-eurosystem-and-the-fiscal-abuse-by-and-of-the-fed/
Il explique très bien les différences fondamentales entre la Fed, la BoE et la BCE.
Passage intéressant :
Given obvious doubt about the ability and/or willingness of some Eurozone sovereigns to pursue and achieve long-term fiscal sustainability, default on the public debt is considered by the markets and by expert observers to be a distinct possibility for some Eurozone nations, but little if any likelihood is attached to the scenario where the ECB colludes in inflating away the real value of Eurozone government debt.
I consider the opposite outcome to be more likely for the country with the least independent of the leading central banks - the USA. If, as I consider likely, the US Federal government will not be able to commit itself credibly to future tax increases or future public spending cuts of sufficient magnitude, US public debt will, during the next two or three years, build up to unsustainable levels. When faced with the choice between sovereign default and inflating away the real value of the public debt, there is little doubt about the alternative that will be chosen by the US Executive and the US Congress. The Fed will be instructed to inflate the public debt away. Either Ben Bernanke or a more pliable successor will implement these instructions.