
Eh bien voilà, c'est reparti : avec la plus grande obscénité, les banquiers, les administrations et les gouvernements se préparent à presser le citron de la populace et de l'État, au profit de ces mêmes faux-monnayeurs qui ont nourri la plus spectaculaire crise économique de cette génération.
C'est la "socialisation des pertes" dans toute sa splendeur, c'est-à-dire dans la plus grande impunité, et sous les projecteurs complaisants de la presse spécialisée.
* Tes états d'âme, Eric *
Selon Infinite Unknown, la Californie ne fait que précéder d'autres états, dont le budget vacille dangereusement :
* Irreal Estates of America *
Adieu vaches, cochons, couvées : selon le Financial Times de ce vendredi, l'immobilier américain, qui a chuté à présent de 30% en moyenne, pourrait bien se reprendre 14% dans les gencives avant de se stabiliser :
Quand on sait que la capacité d'emprunt desdits ménages dépend de la valeur de leur maisons, et que les pertes d'emploi aux USA continuent de s'accentuer, on a compris que les américains n'ont pas fini de se serrer la ceinture.
Et quand on sait que la consommation des ménages compte pour 70% de l'économie américaine, on peut aisément se figurer que l'Amérique n'est pas prête de se relever.
* Notre notariat note un net dénivelé *
Comme en écho de cette affligeante nouvelle, c'est justement l'Echo qui nous annonce une nette baisse de l'immobilier en Belgique (6% sur les appartements, qui dit mieux?) et prévoit une tendance baissière pour le reste de l'année :
En clair, selon nos amis les notaires, les belges seront fauchés dès septembre et le marché restera stationnaire. Ca commence tout doucement à faire un peu Cosette, par chez nous...
* Quand les banquiers font preuve de créativité *
Mais tout n'est pas perdu : dans leurs bureaux de Wall Street, les ingénieurs de la finance ont été frappés cettes semaine par l'éclair du génie : afin de diminuer les coûts du capital induits par les titres pourris, les banksters se remettent à la titrisation.
Deux très grandes banques d'investissement, BarCap et Goldman Sachs, proposent d'émettre des nouveaux contrats d'assurance, qui seront achetés par des investisseurs extérieurs à la banque et garantiront les titres pourris.
Eh oui, vous avez bien compris : ça a la couleur des titres pourris, l'odeur des titres pourris et en gros, contrairement à l'histoire du Canada Dry, ce sont bel et bien des titres pourris.
L'astuce résidant dans le fait que, les anciens titres étant garantis par les nouveaux, ils peuvent être remis en positif au bilan des banques, qui peuvent diminuer en proportion les fonds réglementaires requis par la loi pour équilibrer leur bilan, et libérer à nouveau leur capital.
C'est grossier et un peu con-con, mais ces messieurs sont très sérieux avec leur grosses ficelles bien minables :
Pendant ce temps-là, Bloomberg nous raconte comment Morgan Stanley remixe ses obligations d'entreprise mal fagotées en beaux titres consolidés bien frais :
* L'administration américaine la main dans le sac *
Pendant ce temps-là, Timothy Geithner, le Reynders de Américains, s'auto-érotise devant la presse à propos de ses PPIP's ("Public-Private Investment Programs") : programmes de refinancement public-privé des obligations et des titres pourris, qui vont bientôt être mis en batterie pour le plus grand biens ...des grandes banques d'investissement.
A priori les programmes ne s'appliquent qu'aux mieux côtés des actifs pourris, les actifs initialement labélisés "AAA". Mais, comme le note Mish, les titres pourris ont tous été dopés à coup de contrats sur défaut de crédit ("CDS", ou "Credit Default Swaps"), qui étaient sensé en garantir la solidité, et donc n'importe lequel des titres aujourd'hui en capilotade était côté AAA au départ :
* Deutschland auch ist verrücht *
Pas de tout cela en Europe? Détrompez-vous! Le génie de Goldman Sachs percole d'ores et déjà jusqu'en Allemagne :
* Pendant ce temps-là, le crédit s'érode toujours... *
Bradford & Bingley, institution financière anglaise nationalisée l'an dernier, bien que contrôlée par l'Etat, a fait défaut sur le dernier remboursement mensuel, montant un-demi milliard de dollars, de sa dette envers le secteur privé : cet événement va déclencher la mise en branle de nombreux contrats sur défaut de crédit ("CDS", ou "Credit Default Swaps").
On en revient donc à notre souci plus général à propos des actifs pourris en général, et des Credit default Swaps en particulier [La Crise pour les Nuls : "AIG mal rien que d'y penser"].
Dans la Financial Times, Tony Jackson s'inquiète de ce que les fonds de pension ont recommencé à s'abreuver d'obligations consolideés du secteur privé ("CLOs", "Collaterized Loan Obligations"), alors que celles-cis sont plus que probablement vouées à une baisse de 14% en 2009 :
* Conclusion *
S'il vous reste une pilule, une bouteille ou une tablette, postez-la moi en commentaire, merci...
.
Notes de lecture désabusées, prévoir quelques Xanax, tablettes de chocolat, barrettes de shit ou bacs de bière, selon votre style.
* California unter Alles *
A court de botox financier, Schwarzennator continue sa descente aux enfers. Prise à la gorge par son déficit, la Californie vient d'émettre des I.O.U. notes (assignats au porteur sous format papier) et oblige les employés de l'État à les accepter en paiement.
Méfiantes, les grandes banques d'investissements (toujours les mêmes criminels en cravate : Goldman Sachs, JP Morgan et consorts) ont déjà annoncé qu'elles n'accepteraient pas le dépôt de ces chèques-répit. Conséquence : un marché parallèle se développe sur eBay et Craigslist, où les spéculateurs offrent, aux détenteurs involontaires et anxieux, un rachat à bas prix.
Ce qui amène le Schwarzennland publier une règlementation décourageante, genre qui oblige les éboueurs et les profs de chimie à passer devant notaire s'ils veulent vendre leurs chèques-ripoux.
"Tu vas le bouffer, oui, mon papier pourri?" ...difficile de dire non quand on a pour employeur un androïde célèbre et bodybuildé.
Mais, toujours sur la brèche avec ses conseils adéquats, Mish Sheldock suggère aux américains d'envoyer les vautours se faire voir. Et de rappeler que les citoyens américains viennent de sauver ces mêmes banquiers de la faillite avec les fonds publics, il y a six mois à peine :
* California unter Alles *
A court de botox financier, Schwarzennator continue sa descente aux enfers. Prise à la gorge par son déficit, la Californie vient d'émettre des I.O.U. notes (assignats au porteur sous format papier) et oblige les employés de l'État à les accepter en paiement.
Méfiantes, les grandes banques d'investissements (toujours les mêmes criminels en cravate : Goldman Sachs, JP Morgan et consorts) ont déjà annoncé qu'elles n'accepteraient pas le dépôt de ces chèques-répit. Conséquence : un marché parallèle se développe sur eBay et Craigslist, où les spéculateurs offrent, aux détenteurs involontaires et anxieux, un rachat à bas prix.
Ce qui amène le Schwarzennland publier une règlementation décourageante, genre qui oblige les éboueurs et les profs de chimie à passer devant notaire s'ils veulent vendre leurs chèques-ripoux.
"Tu vas le bouffer, oui, mon papier pourri?" ...difficile de dire non quand on a pour employeur un androïde célèbre et bodybuildé.
Mais, toujours sur la brèche avec ses conseils adéquats, Mish Sheldock suggère aux américains d'envoyer les vautours se faire voir. Et de rappeler que les citoyens américains viennent de sauver ces mêmes banquiers de la faillite avec les fonds publics, il y a six mois à peine :
Every one of those blood sucking banks was bailed out by taxpayers (California taxpayers too) and now will not take an IOU from the State of California for the citizens of California. This is disgusting.On en pense ce qu'on veut, mais moi, dès que j'ai cinq minutes, je vide mes comptes ex-Fortis, juste pour faire comprendre à Prot, à Reynders et à Leterme qu'on ne joue pas comme on veut avec l'argent des contribuables.
If you have an IOU that the big banks will not cash, I recommend closing your accounts and putting them someplace that will. Please tell Wells Fargo, Bank of America, JP Morgan, and Citigroup to go to hell.
[Mish's economic analysis : "Tell Wells Fargo, Bank of America, JP Morgan, and Citigroup to Go to Hell"]
* Tes états d'âme, Eric *
Selon Infinite Unknown, la Californie ne fait que précéder d'autres états, dont le budget vacille dangereusement :
“Our wallet is empty, our bank is closed and our credit is dried up”, stated Gov. Arnold Schwarzenegger saying this month that he would veto any budget bill that included new taxes beyond what he had proposed.
In Hawaii, state employees are bracing for furloughs of three days a month over the next two years, the equivalent of a 14 percent pay cut. In Idaho, lawmakers reduced aid to public schools for the first time in recent memory, forcing pay cuts for teachers.
And in California, where a $24 billion deficit for the coming fiscal year is the nation’s worst, Gov. Arnold Schwarzenegger has proposed releasing thousands of prisoners early and closing more than 200 state parks.
Meanwhile, Maine is adding a tax on candy, Wisconsin on oil companies, and Kentucky on alcohol and cellphone ring tones.
[Infinite Unknown : "Budget Crisis: States Turning to Last Resorts"]
* Irreal Estates of America *
Adieu vaches, cochons, couvées : selon le Financial Times de ce vendredi, l'immobilier américain, qui a chuté à présent de 30% en moyenne, pourrait bien se reprendre 14% dans les gencives avant de se stabiliser :
The good news is that in some US regions, prices have already fallen so sharply – often by more 30 per cent – that property is already very affordable, relative to incomes and on a historical basis.
But the bad news is that houses are not yet cheap enough to prevent more price falls. On the contrary, this particular team of analysts thinks that when the problems of excess house inventory and rising unemployment are added into the model, average US house prices will still fall by another 14 per cent in the next few years – on top of the declines seen so far.
[Financial Times : "Insight: US property market central to economy"]
Quand on sait que la capacité d'emprunt desdits ménages dépend de la valeur de leur maisons, et que les pertes d'emploi aux USA continuent de s'accentuer, on a compris que les américains n'ont pas fini de se serrer la ceinture.
Et quand on sait que la consommation des ménages compte pour 70% de l'économie américaine, on peut aisément se figurer que l'Amérique n'est pas prête de se relever.
* Notre notariat note un net dénivelé *
Comme en écho de cette affligeante nouvelle, c'est justement l'Echo qui nous annonce une nette baisse de l'immobilier en Belgique (6% sur les appartements, qui dit mieux?) et prévoit une tendance baissière pour le reste de l'année :
Au cours du premier semestre 2009, les prix de l'immobilier se sont tassés à Bruxelles et dans le Brabant wallon, selon les chiffres collectés par les notaires de ces deux régions [...]
L'activité du secteur devrait être plus soutenue au second semestre, grâce entre autres à la faiblesse des taux d'intérêt et à la maîtrise de l'inflation.
En outre, les prix ne devraient pas repartir à la hausse, l'offre risquant d'augmenter à la suite des vagues de licenciement qui contraignent les propriétaires à vendre leur bien. "Nombreux sont également ceux qui se soucient avant tout de reconstituer leur épargne" [...]
[L'Echo : "Immobilier: baisse des prix à Bruxelles et dans le Brabant wallon"]
En clair, selon nos amis les notaires, les belges seront fauchés dès septembre et le marché restera stationnaire. Ca commence tout doucement à faire un peu Cosette, par chez nous...
* Quand les banquiers font preuve de créativité *
Mais tout n'est pas perdu : dans leurs bureaux de Wall Street, les ingénieurs de la finance ont été frappés cettes semaine par l'éclair du génie : afin de diminuer les coûts du capital induits par les titres pourris, les banksters se remettent à la titrisation.
Deux très grandes banques d'investissement, BarCap et Goldman Sachs, proposent d'émettre des nouveaux contrats d'assurance, qui seront achetés par des investisseurs extérieurs à la banque et garantiront les titres pourris.
Eh oui, vous avez bien compris : ça a la couleur des titres pourris, l'odeur des titres pourris et en gros, contrairement à l'histoire du Canada Dry, ce sont bel et bien des titres pourris.
L'astuce résidant dans le fait que, les anciens titres étant garantis par les nouveaux, ils peuvent être remis en positif au bilan des banques, qui peuvent diminuer en proportion les fonds réglementaires requis par la loi pour équilibrer leur bilan, et libérer à nouveau leur capital.
C'est grossier et un peu con-con, mais ces messieurs sont très sérieux avec leur grosses ficelles bien minables :
Under Goldman's idea, it would sell an insurance product to a bank with a toxic portfolio, effectively shifting the risk of the underlying assets off the balance sheet. The insurance would require far less capital to be carried against it than the original assets.[...]Non contents de raffler le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière, les criminels en cravate sont en train de lui extorquer le numéro de téléphone de sa petite soeur... Mais que fait donc la police? Autrefois, elle mettait des PV à ma Berlingo pourrave garée en double file rue du Progrès, mais maintenant même ça, aargh, c'est privatisé!
Some regulators may be wary of the invention of new pooled asset derivatives, especially if they are perceived as a way to avoid regulatory capital requirements.
Some rival bankers also view the schemes with scepticism. "This is a system of capital arbitrage," said one senior banker at another investment bank. "The need for capital just miraculously disappears."
[Financial Times : "Banks reinvent securitisation to cut capital costs"]
Pendant ce temps-là, Bloomberg nous raconte comment Morgan Stanley remixe ses obligations d'entreprise mal fagotées en beaux titres consolidés bien frais :
Morgan Stanley plans to repackage a downgraded collateralized debt obligation backed by leveraged loans into new securities with AAA ratings in the first transaction of its kind, said two people familiar with the sale.Et, pour la bonne bouche, ce petit commentaire technique sur le label 'AAA' :
Morgan Stanley is selling $87.1 million of securities that it expects to receive top AAA ratings and $42.9 million of notes graded Baa2, the second-lowest investment grade by Moody’s Investors Service, according to marketing documents obtained by Bloomberg News. The bonds were created from Greywolf CLO I Ltd., a CDO arranged in January 2007 by Goldman Sachs Group Inc. and managed by Greywolf Capital Management LP, an investment firm based in Purchase, New York.
A lot of banks and insurers “cannot buy anything but AAA,” said Sylvain Raynes, a principal at R&R Consulting in New York and co-author of “Elements of Structured Finance,” which is due to be published in November by Oxford University Press. “You’re manufacturing AAA out of not AAA, therefore allowing those people who have AAA written on their forehead to buy.”
[Bloomberg : "Morgan Stanley Plans to Turn Downgraded Loan CDO Into AAA Bonds"]
* L'administration américaine la main dans le sac *
Pendant ce temps-là, Timothy Geithner, le Reynders de Américains, s'auto-érotise devant la presse à propos de ses PPIP's ("Public-Private Investment Programs") : programmes de refinancement public-privé des obligations et des titres pourris, qui vont bientôt être mis en batterie pour le plus grand biens ...des grandes banques d'investissement.
A priori les programmes ne s'appliquent qu'aux mieux côtés des actifs pourris, les actifs initialement labélisés "AAA". Mais, comme le note Mish, les titres pourris ont tous été dopés à coup de contrats sur défaut de crédit ("CDS", ou "Credit Default Swaps"), qui étaient sensé en garantir la solidité, et donc n'importe lequel des titres aujourd'hui en capilotade était côté AAA au départ :
Many of the securities in question would NOT have gotten their AAA rating without the "enhancement" of a CDS issued by the likes of AIG, MBIA, or AMBAC. That is how virtually all of the junior tranches got AAA ratings. So in essence, the only securities covered by the PPIP will be the "top" tranches, representing the first 50% or so in value.Et, continue Mish, sous couvert de partenariat, c'est bien sûr ici encore le secteur public qui va passer à la casserole, et plutôt deux fois qu'une : la première fois parce que le PIPP surévaluera les actifs rachetés par l'état aux banques en difficulté, la seconde fois parce que le PIPP surévaluera le risque pris par les banques d'investissements :
[...] Given that nearly everything was initially rated AAA there is essentially no restriction on the garbage PPIP participants can speculate on.
More importantly, it is disingenuous at best to suggest the public is in any way shape or form protected when the public is putting up 93% of the funds while private corporations only have to put up 7%.On voit ainsi où mène la créativité des banquiers : elle oblige l'état à repasser derrière avec notre argent pour éponger les pots cassés...
Furthermore, when speculators only put up 7%, talk of "facilitating price discovery in the asset-backed securities markets" is ludicrous. This entire process is specifically designed to not only prevent price discovery, but to encourage overpaying of assets, thereby bailing out banks and putting the risk on taxpayers.
[Mish's economic analysis : "Geithner Lies Again as PPIP Prepares for Launch"]
[...] ce plan n’a pas réjouit le milieu des affaires, qui pourrait fortement hésiter à participer au programme après le vote au Congrès d’un texte devant annuler les primes de performances versées dans les établissements renfloués sur fonds publics.
Paul Krugman à été le premier à s ‘exprimer sur ce plan, qu’il qualifie de « recyclage du plan Paulson » et juge irréaliste ce plan qui selon lui vise à « utiliser l’argent du contribuable pour gonfler le prix des actifs toxiques ».
[Format Bac Sciences Economiques et Sociales : "Le Plan Geithner"]
* Deutschland auch ist verrücht *
Pas de tout cela en Europe? Détrompez-vous! Le génie de Goldman Sachs percole d'ores et déjà jusqu'en Allemagne :
Deutsche Bank engineered a comparable structure to facilitate the dismantling of risk at failed insurer AIG, although bankers close to that transaction said without government involvement the cost of such a structure would be commercially unfeasible.Et l'Etat germain a d'ores et déjà décidé que au-delà de 10%, c'est le contribuable qui allait se farcir la décote des titres pourris :
[Financial Times : "Banks reinvent securitisation to cut capital costs"]
Les députés du Bundesrat ont définitivement adopté vendredi la loi autorisant les banques allemandes à créer des sociétés de défaisance en leur sein, ou "bad banks", destinés à évacuer leurs actifs dégradés et à relancer leur activité normale de crédit.On ne s'étonne plus dans nos colonnes de la complaisance lascive avec laquelle les reptiles de l'Echo relayent sans commentaire les initiatives les plus obscènes des autorités financières. J'ai personellement plus tendance à adhérer au commentaire de TalkingMind sur le même site de l'Echo :
Un premier modèle permettra aux banques de se délester d'environ 230 milliards d'euros de titres toxiques, qui seront "gelés" dans une structure externe jusqu'à leur échéance, d'une durée maximum de 20 ans.
Les banques faisant appel à ce système devront déprécier de 10% leurs actifs à stocker par rapport à leur valeur comptable au 30 juin 2008, c'est-à-dire avant le séisme de la faillite de Lehman Brothers.
Les banques obtiendront en retour des titres de créances émis par la structure de défaisance, lesquels seront adossés à des garanties publiques.
Celles-ci devraient leur assurer une très bonne cote auprès des agences de notation financière, et faciliter ainsi le refinancement des instituts pour leur permettre de relancer le crédit.
[L'Echo (afp) : "Allemagne: la loi sur les 'bad banks' définitivement adoptée"]
"C'est une mauvaise décision qui profitera encore aux banksters... elle est négative à tout point de vue, elle néglige la responsabilité face aux mauvaises décisions et pénalise les contribuables."
Addendum : histoire de contrer par avance tout contre-argument à la "Il faut bien accepter que le gouvernement mette en place une solution", soulignons que les autorités ont aussi la possibilité de constituer une "good bank", ce qui serait nettement plus avantageux pour le contribuable et pour le citoyen, et beaucoupmoins pour les banksters. Or une telle solution n'est même pas débattue dans les parlements des gouvernements concernés.
...Simone, il y a encore du Xanax?
* Pendant ce temps-là, le crédit s'érode toujours... *
Bradford & Bingley, institution financière anglaise nationalisée l'an dernier, bien que contrôlée par l'Etat, a fait défaut sur le dernier remboursement mensuel, montant un-demi milliard de dollars, de sa dette envers le secteur privé : cet événement va déclencher la mise en branle de nombreux contrats sur défaut de crédit ("CDS", ou "Credit Default Swaps").
Institutions who insured investors against a default by Bradford & Bingley, the UK mortgage lender, will have to pay out on the credit default contracts, the international regulator ruled on Thursday, after the government refused to pay the interest on the defunct bank’s debt.Ce n'est pas une surprise, écrit plus loin le Financial Times. Mais cela dénote de ce que les institutions financières peuvent continuer leur chute même après leur nationalisation, qui ne protège visiblement pas les créanciers...
The decision by the International Swaps and Derivatives Association that a credit default had occurred triggered a so-called “credit event” and will see institutions who insured investors against a default by the UK mortgage lender paying out.
[Financial Times : "Banks face Bradford & Bingley CDS pay out"]
On en revient donc à notre souci plus général à propos des actifs pourris en général, et des Credit default Swaps en particulier [La Crise pour les Nuls : "AIG mal rien que d'y penser"].
Dans la Financial Times, Tony Jackson s'inquiète de ce que les fonds de pension ont recommencé à s'abreuver d'obligations consolideés du secteur privé ("CLOs", "Collaterized Loan Obligations"), alors que celles-cis sont plus que probablement vouées à une baisse de 14% en 2009 :
Logic suggests a lot of companies owned by private equity must be on the point of expiring under the weight of their debt. But the bankruptcy rate, though rising, is still historically low.
It is as if the insanity of the bubble years had never happened. So when will the storm finally break?
Any time now, it seems. Last year, the default rate in European leveraged loans – in effect, private equity debt – was under 5 per cent. So far this year, it is about 8 per cent. But for the full year, according to industry specialists, it could be a record 15 per cent.
[...] I don’t know whether my own pension fund is investing in leveraged loans right now, but I rather hope not.
[Financial Times : "Private equity set to become a weapon of mass destruction"]
* Conclusion *
S'il vous reste une pilule, une bouteille ou une tablette, postez-la moi en commentaire, merci...
.
Pour la Chonique Agora, [




Ambrose Evans-Pritchard n'a pas l'habitude de mâcher ses mots et le tableau qu'il offre de la déflation dans le monde est consternant :





















